l'éducateur face à la mort
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l'éducateur face à la mort
Bonsoir,
Je me souviens comme si c’était hier de « mon premier décès ».
J’étais encore tout jeune éducateur, deux ans à peine d’expérience, et je ne m’étais jamais imaginé « que cela pouvait arriver ».
Je sais, cela peut sembler naïf, mais c’était ma réalité.
Mes années d’études m’avaient préparé aux apprentissages, à l’animation, etc, mais jamais un professeur n’avait évoqué le problème de la mort.
Je suis donc référent d’une personne handicapée mentale d’une quarantaine d’année, appelons le André.
Cette personne a une sacrée personnalité, cataloguée casse-pieds par beaucoup. Son langage est quasi incompréhensible pour le commun des mortels.
Suite à mystère dont la relation humaine a le secret, le courant passe immédiatement entre-nous.
Une relation privilégiée s’installe rapidement, enrichissante et valorisante pour nous deux.
Deux années s’écoulent, agréables.
Comme tous les ans, cette personne doit passer quelques jours pour les fêtes de fin d’année chez une vieille tante.
Grand moment de bonheur que ces quelques journées de prévues dans sa famille. Les bagages sont préparés et André part tout heureux.
A la fin de ces quelques jours, la vieille tante ramène André, manifestement très malade. Elle n’a pas osé l’emmener à l’hôpital car elle ne trouvait plus sa carte d’identité.
Nous appelons le Samu immédiatement, mais André décèdera quelques heures plus tard.
Ce fut pour tout le monde un choc terrible.
J’avais beau connaître la théorie du deuil et de ses différentes phases, je les ai vécues « en réel »
D’abord le déni : « Ce n’est pas possible, il était en bonne santé, qu’a-t-il bien pu se passer… »
Ensuite la colère : « Pourquoi avoir attendu ? », la recherche du « coupable, du criminel »
Vient ensuite la tristesse, le manque.
Et bien plus tard, mais très tard la maturation.
Je me souviens comme si c’était hier de « mon premier décès ».
J’étais encore tout jeune éducateur, deux ans à peine d’expérience, et je ne m’étais jamais imaginé « que cela pouvait arriver ».
Je sais, cela peut sembler naïf, mais c’était ma réalité.
Mes années d’études m’avaient préparé aux apprentissages, à l’animation, etc, mais jamais un professeur n’avait évoqué le problème de la mort.
Je suis donc référent d’une personne handicapée mentale d’une quarantaine d’année, appelons le André.
Cette personne a une sacrée personnalité, cataloguée casse-pieds par beaucoup. Son langage est quasi incompréhensible pour le commun des mortels.
Suite à mystère dont la relation humaine a le secret, le courant passe immédiatement entre-nous.
Une relation privilégiée s’installe rapidement, enrichissante et valorisante pour nous deux.
Deux années s’écoulent, agréables.
Comme tous les ans, cette personne doit passer quelques jours pour les fêtes de fin d’année chez une vieille tante.
Grand moment de bonheur que ces quelques journées de prévues dans sa famille. Les bagages sont préparés et André part tout heureux.
A la fin de ces quelques jours, la vieille tante ramène André, manifestement très malade. Elle n’a pas osé l’emmener à l’hôpital car elle ne trouvait plus sa carte d’identité.
Nous appelons le Samu immédiatement, mais André décèdera quelques heures plus tard.
Ce fut pour tout le monde un choc terrible.
J’avais beau connaître la théorie du deuil et de ses différentes phases, je les ai vécues « en réel »
D’abord le déni : « Ce n’est pas possible, il était en bonne santé, qu’a-t-il bien pu se passer… »
Ensuite la colère : « Pourquoi avoir attendu ? », la recherche du « coupable, du criminel »
Vient ensuite la tristesse, le manque.
Et bien plus tard, mais très tard la maturation.
Cordialement
Michel
Michel

Michel7034- Membre d'Honneur


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Age : 45
Localisation : Mons (Belgique)
Emploi : éducateur responsable d'un foyer pour handicapés mentaux adultes
Humeur : /
Re: l'éducateur face à la mort
Bonjour,
Pour la deuxième fois depuis que je suis responsable d'un foyer pour personnes handicapées mentales vieillissantes, une personne est décédée pendant mes congés payés.
Dans le cas qui vient de se produire, cette mort était annoncée, la personne était en soins palliatifs depuis plusieurs semaines, et la situation s'est aggravée rapidement les derniers jours.
J'ai été prévenu par téléphone de ce décès.
Je me suis posé la question d'interrompre mes vacances à l'étranger, et de revenir pour ses funérailles.
Je me suis laissé 24 heures avant de faire un choix.
J'ai finalement décidé de terminer mes vacances car le nombre de décès s'accroissant de manière impréssionnante, je me devais de garder une limite dans mon investissement professionnel.
Mon équilibre et celui de ma famille est à ce prix...
Pour la deuxième fois depuis que je suis responsable d'un foyer pour personnes handicapées mentales vieillissantes, une personne est décédée pendant mes congés payés.
Dans le cas qui vient de se produire, cette mort était annoncée, la personne était en soins palliatifs depuis plusieurs semaines, et la situation s'est aggravée rapidement les derniers jours.
J'ai été prévenu par téléphone de ce décès.
Je me suis posé la question d'interrompre mes vacances à l'étranger, et de revenir pour ses funérailles.
Je me suis laissé 24 heures avant de faire un choix.
J'ai finalement décidé de terminer mes vacances car le nombre de décès s'accroissant de manière impréssionnante, je me devais de garder une limite dans mon investissement professionnel.
Mon équilibre et celui de ma famille est à ce prix...
Cordialement
Michel
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Michel7034- Membre d'Honneur


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Re: l'éducateur face à la mort
je crois que t'as fait le bon choix......pas facile mais le bon, j'en suis sûr que tes collègue t'ont représenté au moins par délégation.
La vie sans musique est tout simplement une erreur, une torture, un exil. (F. Nietzsche)

Kris- Admin


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Re: l'éducateur face à la mort
Je suis certaine aussi que tu as fait ce qu'il fallait.
Ta vie familiale est importante et l'équilibre entre la famille et le boulot doit toujours être maintenu.
Courage, car c'est pas facile.
Ta vie familiale est importante et l'équilibre entre la famille et le boulot doit toujours être maintenu.
Courage, car c'est pas facile.
Danie

Danie- modératrice


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Re: l'éducateur face à la mort
il faut s'avoir se préserver, s'ecouter soi même avant de le faire pour les autres, je suis tout à fait d'accord avec les autres, tu as fait ce qui était évident et nécessaire pour tous.
"L'Etat est le plus foid des montres froids, il ment froidement et le mensonge qui rampe de sa bouche est : Moi l'Etat je suis le peuple!" F.Nietzsche
http://assassin.naturalforum.net
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Darkzapatiste- Membre d'Honneur


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