Forum des éducateurs spécialisés

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Forum pour l'éducateur spécialisé (Handicap, Rue, Adolescent, Maladie mentale, Exclusion, secteur médico-social, pédagogie, projet individualisé)

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    éducateur indépendant ou en libéral

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    normal Re: éducateur indépendant ou en libéral

    Message par Levian le Lun 14 Mar 2011 - 17:27

    Makhno,

    Je comprends ces interrogations, mais répondre précisément à vos questions, revient à définir un projet. Définir un projet est toujours plus facile quand on le fait avec des personnes favorables à sa mise en oeuvre. Pour le moment, je ressens plutôt ici des freins dont les raisons me semblent encore un peu floues.

    J'ai donc moi aussi des questions plus précises :

    Pensez vous que l'éducateur ne peut être d'aucune aide auprès d'une famille en difficulté s'il ne fait pas partie d'une institution ?

    Ne pensez vous pas que l'éducateur a une expertise que les autres intervenants hors institution n'ont pas (médicaux, paramédicaux, sociaux) et qu'il serait nécessaire d'apporter aux familles qui ne sont pas prises en charge par les institutions ?

    Y a-t-il d'autres pistes que le statut d'indépendant ou de libéral pour permettre l'intervention de l'éducateur auprès des familles qui ne sont pas prises en charge par l'institution ?

    De mon côté, je vais tenter de répondre à vos questions, même si je pense être très mal placé pour être à même d'apporter un éclairage puisque les experts, c'est vous.

    Il faudrait définir le statut d'éducateur libéral :
    Le statut des professions libérales, comme celui des travailleurs indépendants, est défini par des textes de loi.
    vous pourriez vous appuyer sur celui des personnels paramédicaux, ou celui des enseignants, pour en étudier les contours.
    Les psychologues réfléchissent beaucoup à leur statut qui évolue régulièrement et rien n'est jamais véritablement acquis dans ces domaines.

    Qui peut-il accompagner ?
    L'éducateur peut-il accompagner ponctuellement un ado en difficulté en partenariat avec la famille, les référents, le médecin, les enseignants, le psychologue ? Pour ma part, je crois que chaque expertise est précieuse et qu'à ce jour les éducateurs ne sont pas représentés auprès des familles qui se situent hors institution. Mais encore une fois, je me trompe peut-être et n'attend que d'être éclairé sur ce sujet.

    Comment accompagner ?
    c'est bien l'idée de cet échange. trouver de nouvelles voies qui viennent compléter les dispositifs existants. Des organisations matricielles existent pour d'autres situations médico, psycho, sociales difficiles. Je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas les mettre en place pour des familles en difficulté. Quand une personne âgée ne veut pas partir de chez elle, il est possible grâce au tissu social et médical d'organiser un maintien à domicile dans les meilleures conditions possibles. En collaboration avec un psychologue, un kiné, le réseau d'aide sociale, des accompagnateurs présents chaque jour et conjointement avec la famille et les amis. Là aussi, il faut de la coordination, des échanges nombreux, des formations et de l'expertise. Je sais que le sujet n'est pas le même, mais pourquoi serait-il inconcevable d'organiser sur ce type de modèle, une aide "au domicile" pour ceux qui rencontrent de grandes difficultés avec leurs enfants et qui ne sont pas pris en charge par les institutions ?

    Qui le sollicite ?
    Toutes les pistes sont envisageables : l'ado lui-même, la famille, les amis, les parents, le psy, le médecin, l'éducation nationale ? C'est bien là le sujet et c'est avec vous que je cherche à en parler.

    Qui le paye ?
    Toutes les pistes sont envisageables : Pourquoi l'institution ne pourrait-elle pas elle-même prendre en charge les interventions de l'éducateur, puisqu'elle n'intervient pas autrement auprès de la famille dans l'exemple que je prends ?
    Lorsque les familles le peuvent matériellement, pourquoi le financement des interventions ne serait pas compensé par les aides des services sociaux, ou des pouvoirs publics ?

    De mon point de vue, l'argent n'a jamais empêché les bons projets de se réaliser. Par contre, l'utilité, l'organisation, la motivation, et la communication sont essentiels. Le tout est donc de savoir si ce type de proposition apporte ou pas quelque chose de nouveau et d'intéressant pour la société. Si cela fonctionne pour les "séjours de rupture" comme le dit Elya, pourquoi cela ne fonctionnerait-il pas pour une aide qui interviendrait avant que cette "rupture" ne soit devenue nécessaire ?

    Merci de votre attention.
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    normal Re: éducateur indépendant ou en libéral

    Message par makhno le Lun 14 Mar 2011 - 18:42

    Il est vrai que le mot libéral me fait un peu peur. J'y vois plus la course sauvage au profit qu'une réelle liberté.
    Ensuite je n'arrive pas à comprendre pourquoi vous semblez mettre en opposition l'institution et l'éducateur.
    Tous les intervenants du social ou du médico-social s'ils travaillent pour une institution, ne travaillent pas nécessairement dans un établissement.
    Il existe des clubs de prévention entre autre, où les jeunes qui sont suivis le sont volontairement. Il n'y a pas de placement, d'hébergement, enfin tout ce qui fait la lourdeur d'un foyer. Les service d'accompagnement à la vie sociale pour les personnes handicapées fonctionnent également hors les murs. Il y en a certainement d'autres.

    En fait je ne saisis pas ce qu'il manque ou plutôt ce qu'il vous manque.
    Quand je demande quel statut pou' l'éduc libéral, je pensais:quel statut voulez-vous qu'il ait? Comment voyez vous sont travail?

    S'il y a quelque chose à inventer cela doit à mon sens venir des demandes et c'est cela que je n'arrive pas à cerner.

    Certainement trop habitué dans ma pratique professionnelle j'ai du mal à être bougé.


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    normal Re: éducateur indépendant ou en libéral

    Message par Levian le Lun 14 Mar 2011 - 20:33

    Makhno,
    En fait, j'y vois un peu plus clair avec vos remarques.

    je ne veux pas mettre en opposition l'éducateur et l'institution. j'ai repris ce sujet en cours de route et j'ai compris qu'on disait qu'un éducateur ne pouvait intervenir en dehors d'une structure institutionnelle, ce qui me semble étonnant car ce n'est pas le cas des enseignants et pourtant je trouve que vos métiers ne sont pas si différents que ça en terme d'autonomie et d'indépendance car quand même, il en faut de l'indépendance et de l'autonomie quand on encadre des enfants seul durant des heures.

    Ensuite, il est vrai que pour moi, institution rimait avec établissement. Si on considère une institution sans établissement, effectivement le sujet est différent mais dans ce cas je comprends encore moins quels seraient les freins aux statuts d'indépendant pour un éducateur. Si un éducateur "salarié" peut intervenir "à domicile" alors quelle est la différence avec un éducateur "indépendant" qui le ferait également ? (en relation avec les autres acteurs sociaux, médicaux, paramédicaux, bien sûr).

    A ce sujet, je veux bien des contacts d'institutions qui autorisent l'intervention à domicile des éducateurs auprès d'un public de jeunes en difficulté.

    L'intérêt d'un statut "libéral" permet à l'éducateur d'être contacté directement puisqu'il a pignon sur rue, et surtout (et c'est là l'origine de mon questionnement), permettrait donc aux personnes directement concernées d'entamer cette démarche (famille, référents, amis, etc...) pour aller chercher un type d'aide qui à mon sens pourrait faire moins peur que lorsqu'on doit s'adresser aux psy ou aux services sociaux.

    Dans ce que j'observe, aller voir le psy ou s'adresser aux services sociaux, c'est comme reconnaître son propre échec pour les parents.

    Il est vrai que j'évite d'entrer dans le détail de la situation qui m'occupe parce que j'ai des scrupules à en faire état sur un forum. Il s'agit d'un parent en structure monoparentale et d'un ado de 15 ans au comportement tyrannique (au sens premier du terme).

    Le psy n'est pas une option (le parent et l'enfant refusent pour des raisons différentes).
    Le médecin n'intervient plus qu'en gestion de crise.
    L'éducation nationale menace d'exclusion.
    Beaucoup de monde fait la morale au parent qui est dépassé, culpabilise donc totalement et a honte de sa situation.

    Nous (les amis), nous mettons en recherche de solutions pour aider au mieux cette famille en difficulté. Il nous semble surtout impossible de rester les bras croisés à attendre l'escalade. Nous travaillons beaucoup à aider le parent mais sommes un peu "à court" en ce qui concerne l'enfant. Alors, un peu perdus je l'avoue, nous imaginons des choses :

    Comme nous sommes en relation avec des éducateurs spécialisés (relations privées), nous avons imaginé demander l'intervention ponctuelle d'un éducateur pour quelques heures durant lesquelles il serait avec l'enfant. Ces quelques heures peuvent être mises à profit pour un travail qui peut prendre plusieurs formes je pense, mais surtout permettrait deux choses distinctes :

    - Redonner au parent un peu d'air sans qu'il n'ait à culpabiliser de demander de l'aide autour de lui (mon enfant n'est pas un cadeau, je ne peux plus demander à mes parents, etc... etc....) Sachant en même temps que son enfant se trouve en de "bonnes mains" expertes en la matière, il pourrait décompresser et éviter le "burn-out". Ensuite, c'est également pour lui une façon de retrouver une autonomie dans la gestion de son enfant.

    - Proposer à l'enfant un référent extérieur qui par ses connaissances et son expertise serait à même de l'emmener sur des voies d'évolution et de prise de conscience de l'autre. Là, je vais avoir du mal à vous expliquer plus avant, car l'expert en ce domaine, c'est vous.

    A la différence du psy ou des services sociaux, je crois qu'un éducateur, s'il intervenait à domicile, serait davantage et a priori perçu comme une aide ponctuelle qui permettrait d'aller vers un mieux. L'éducateur ainsi introduit dans cette famille, pourrait également aider à orienter cette démarche vers le psy en expliquant pour quelles raisons cet accompagnement doit être complété.

    Je suis persuadé que votre expertise peut aider dans ce type de situation et même si cette aide se transformait au final par une réorientation totale de l'accompagnement en institution ou pas, peu importe.

    Au delà du "montage" que nous allons peut-être tenter de notre côté, je pense sincèrement qu'il serait bon de réfléchir tous ensemble sur des solutions pérennes qui permettent aux gens comme nous, de nous y retrouver rapidement et sans trop de casse.

    Mais là, c'est mon côté idéaliste qui cause, vous l'aurez compris.... Wink

    Merci de votre attention
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    normal Re: éducateur indépendant ou en libéral

    Message par elya le Mar 15 Mar 2011 - 17:41

    Bonjour,

    Je tenais dans un premier temps à vous remercier pour cet échange très intéressant et riche, d'autant plus que vous êtes extérieur au champ du social et que vos remarques sont pertinentes et posent des questionnements qui m'apparaissent "justes".

    Ce que vous décrivez dans la situation vécue par votre ami me semble en tout point correspondre à une intervention d'un club de prévention spécialisée. Mon compagnon (en formation d'éducateur) fait justement en ce moment un stage à responsabilité dans ce domaine et propose un accompagnement éducatif à une famille dans la même situation, sur plusieurs points, que celle que vous détaillez. Enfin, disons plutôt qu'il accompagne un jeune en difficulté ("usager" au centre du dispositif) et que dans ce sens, il effectue également un travail avec la famille, qu'il rencontre régulièrement, au cours d'entretiens, avec le jeune, tout en proposant un suivi au jeune déscolarisé depuis peu (prise en charge notamment de jour avec activités basées sur les centres d'intérêt du jeune, construction d'un projet...). Le travail en partenariat que vous évoquez avec l'exemple d'un suivi psy est également envisagé dans les clubs de prèv'.

    Etant loin de "maitriser" le champ de la protection de l'enfance, je n'osais pas trop m'avancer jusque là, mais il me semble que cette famille pourrait également rentrer dans les fonctions et missions d'éducateurs en AEMO administrative (aide éducative en milieu ouvert). Les démarches sont lourdes, je vous l'accorde, mais ce dispositif existe.


    Je voulais également réagir sur la perception qu'on peut avoir des psys et des services sociaux : ils existent également pour "permettre d'aller vers un mieux". Pour autant, comme vous le mentionner justement, ils sont parfois (souvent) synonymes d'échec pour les parents, remis en question dans leurs fonctions (éducatives ou autres). Aussi, pourquoi n'en serait-il pas de même pour l'éducateur en libéral ? Comment l'éducateur indépendant pourrait-il échapper à ce sentiments d'échec, de culpabilisation voire de honte ressenti par les parents ? Car il apparait pour moi que c'est plus le statut et la fonction qui sont porteurs de culpabilisation que l'institution ou le cadre dans lequel exerce l'éducateur.

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    normal Re: éducateur indépendant ou en libéral

    Message par Levian le Mar 15 Mar 2011 - 19:14

    Bonjour Elya,
    merci pour les informations et les encouragements. Il est vrai que ce n'est pas facile d'expliquer la situation quand on est le nez dans le guidon et que le vocabulaire spécifique manque parfois.

    J'ai cherché et effectivement trouvé un "club de prévention" dans la région qui m'intéresse. C'est un bon exemple de ce que je tente de traduire comme étant des freins potentiels. La description du public visé est précise dès la première ligne de l'article qui décrit les actions du club : "populations en voie de marginalisation".

    Même si dans le fond, je vais tenter ce contact, cette piste me semble difficile à "vendre" au parent concerné. Rendez vous compte, il faut pour qu'il accepte de faire cette démarche, admettre que son enfant est potentiellement "en voie de marginalisation". Cela devient certainement plus évident une fois l'exclusion scolaire prononcée et c'est ce qui me semblait injuste dans notre mode de fonctionnement actuel (que nous attendions tous la catastrophe pour mettre en œuvre une solution).

    Je crois que les mots qui décrivent les périmètres d'intervention sont très importants et qu'ils génèrent également des peurs, des doutes, donc des freins.

    J'ai fait des recherches sur l'AEMO. Ce que j'en comprends c'est qu'elle s'adresse aux enfants en danger. Pour le coup, c'est plutôt le parent qui le serait dans l'immédiat, et c'est bien là le problème. Vu le sentiment de puissance qui anime cet ado, je pense qu'il refusera de mettre fin de son propre chef à une situation où il est le maître absolu chez lui. Sauf si j'ai mal compris les objectifs de l'AEMO, cette piste me semble donc difficile à emprunter. Cela sans parler des questions administratives qui sont encore autant de freins à la décision.

    Pour revenir sur les raisons des freins :

    Le parent qui en arrive à demander de l'aide, avait déjà un sentiment d'échec vis à vis de ses fonctions de parent. Je ne sais pas si c'est là le problème majeur. Par contre, demander l'aide de l'institution quelle qu'elle soit revient à reconnaître, officialiser cet échec et donc à le réaliser, le faire exister en tant que tel. Si je ne me trompe pas sur cette analyse, potentiellement les parents au début d'une prise en charge par l'institution s'éloignent de leur enfant, se placent eux-même en exclusion, incapables de trouver leur place dans ce nouvel ordre des choses. Un peu comme on le fait quand on emmène un proche à l'hôpital, mais sans le sentiment de culpabilité et de honte.

    Cependant, probablement qu'à ce stade, si le parent croit dans la solution qu'on lui propose, alors la volonté d'aider son enfant peut lui permettre de dépasser sa propre peur des conséquences de cette officialisation (conséquences qu'il imagine potentiellement négatives pour lui, autant que pour l'enfant). Mais il devra pour cela également accepter de mettre fin au cercle vicieux dans lequel il s'est lui même enfermé avec son enfant. Vous connaissez, je pense, des familles pathogènes dont l'équilibre peut tenir bien des années.

    Cela fait déjà beaucoup de freins, et je n'imagine pas en avoir fait le tour.

    Ce qui rendrait l'affaire plus simple avec l'éducateur indépendant, c'est qu'on évite dans un premier temps la mobilisation de toute la structure administrative et sociale et donc l'officialisation dont je parlais. La différence avec le psy, c'est que l'éducateur bénéficie d'une image plus "douce" d'accompagnateur, ce qui n'est pas le cas du psy, davantage vu comme un inquisiteur, quelqu'un qui "voit" la vérité de qui nous sommes alors même que nous passons nos vies à la cacher à la terre entière. Et puis, le psy, c'est dangereux puisqu'il a le pouvoir de nous dire si nous sommes fous (je plaisante, mais pas tout à fait). Même quand on sait que tout cela est fait pour aller mieux, on imagine aussi qu'on peut potentiellement passer par un moment où tout ira plus mal, ce qui n'est pas le cas dans le cadre d'une relation avec un éducateur.

    La psychanalyse a bien communiqué ces dernières décennies. Tout le monde a bien compris qu'on pouvait passer des années dans le bureau du psy, sans forcément éprouver la plus infime amélioration.

    Et puis, et c'est là je crois une fonction thérapeutique, l'éducateur indépendant pourrait intervenir à la demande directe du parent. Dans ce cadre, cela devient une relation de personne à personne où le parent garde la maitrise complète de ce qui est mis en œuvre et cela même si l'éducateur "une fois dans la place", par ses conseils, y amène le psy et les services sociaux.

    Si l'éducateur peut générer un mieux, un apaisement même ponctuel, alors le système peut se renverser.
    C'est ce que je crois, mais je suis prêt à en discuter et à apprendre.

    Merci de votre attention
    Lev







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    normal Re: éducateur indépendant ou en libéral

    Message par caroliiiine le Jeu 17 Mar 2011 - 8:31

    bonjour Levian,
    je suis en vae educ spé . on parle d'argent mais un éduc libéral qui serait que dans cette dynamique ne pourrait pas tenir à mon avis. on voit tout de suite l'implication de la personne. pour moi educ libéral est très exigeant plus qu'en institution ou l'on peut se poser, exigeant car comme cela a été écrit il faut avoir des connaissances dans plusieurs domaines et surtout ne pas s'en dormir sur ses lauriers.je pense que cela demande aussi d'avoir à l'esprit que nous sommes là pour accompagner, proposer, suggérer avec toute l'humilité et l'empathie nécessaire mais dans un cadre précis la sincérité des différentes parties la vérité savoir s'arrêter. cela demande aussi que l'éducateur sache qu'il a besoin de supervision ou autre pour l'aider c'est un travail exigeant psychologiquement il faut le savoir. on ne peut qu'aider si la personne le souhaite nous sommes responsable de ce que l'on dit fait mais pas de ce que les autres en font donc l'intervention demande vigilance. combien d'institution on des réunions de travail sur l'estime de soi, sur ce qui se cache derrière les mots les actes.il y a des conférences des gens très bien qui interviennent, des formation internes qu'en fait on a quoi cela sert il ? on fait des "réunionites" mais cela n'aboutis pas pour autant . l'educ libéral doit se poser les bonnes questions ce former par rapport aux difficultés d'interventions savoir prendre du recul. l'argent oui l'argent on travaille c'est normal dans la socièté. exemple dans l'association sel tu rends des services des compétences on s'échange.
    le bénévolat aussi on rend service mais il faut bien manger avoir un toit sinon on va en amazonie. pourquoi l'argent est toujours au coeur les instituions aussi cour après maintenant avec les offres de marchés qui existent.je pense que le social à besoin de s'ouvrir de créer et de se recentrer sur sa mission. dans les institutions il est rare que l'on parle des théories "C.N.V" tiens j'ai remarqué tel attitude du jeune j'ai essayé d'agir comme cela avec tel moyen cela n'a pas fonctionner je devrais me réorienter etc...
    souvent on entend "lui il m'énerve il pose trop d'actes je ne le supporte pas son attitude m'insupporte, ce qu'il a fait jamais je ne pourrais travailler avec ....quel théorie quel méthode quel façon de travailler . beaucoup de professionnels se sont penchés mais comment utilise ton cela . je compare un peu à l'enseignement ou "antoine de lagarendière propose une certaine approche qui l'utilise il y a freinet combien d'école l'utilise montessori qui l'utilise .. je pourrais en citer d'autres dans le domaine du social psycho socio beaucoup de chose très intéressante varié mais qu'en fait on ???
    souvent on ne peut pas pas le temps le temps tient je n'ai rien vu à ce sujet ? pourtant il est bien dit qu'il faut du temps pour arriver maintenant on a des jeunes à 17 1/2 ans on dit vous avez 6 mois pour le remettre en piste scolaire, apprentissage psy etc... à 18 ans plus de sous. bien sure un jeune qui vient pour la première fois en institution qui a vécu au sein d'un système familial déstructurer mais qu'il a intégré . on est magicien peut être non tout puissant bruce tout puissant "je blague" mais c'est ce que l'on entend au sein des institution.j'adore mon métier je le trouve magnifique très difficile. pour moi il s'agit d'aider la personne à se trouver et trouver ses ressources et par moment celui-ci a besoin de passer par des étapes pour se rendre compte cela peut être la cas prison ou autre il suffit d'être là au moment ou elle sera disponible ou elle prendra notre main acceptant que l'on fasse un bout de chemin cote à cote
    là l'educ n'est plus cacher il est à visage découvert lorsqu'il est libéral en institution on est dans une équipe dans une asso donc fondu.
    je pense que l'educ liberal à sa place et elle est plus risquée

    merci pour votre intention.
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    normal Re: éducateur indépendant ou en libéral

    Message par Levian le Jeu 17 Mar 2011 - 15:08

    Bonjour Caroliiiine,

    L'argent est un problème lorsqu'on veut passer à l'action. Par contre, se poser la question du financement sans avoir répondu à la légitimité de la démarche, c'est chercher les freins potentiels et non réfléchir à l'intérêt de l'évolution.

    Et puis, c'est mettre la charrue avant les bœufs, de mon point de vue. Si avant même de commencer à réfléchir à un projet créatif, vous vous demandez comment vous allez le financer, vous ne ferez jamais rien puisque par définition, toute création demandera un financement qui n'existe pas aujourd'hui. Pourtant, nous créons tous les jours Very Happy

    Les éducateurs ne sont pas différents (à mon avis) des autres corps de métiers qui travaillent avec les individus en difficulté. Le psychologue n'apporte rien, s'il reste seul à réfléchir dans son coin et vous avez entièrement raison sur la nécessité absolue de maintenir l'échange et la dynamique de groupe.

    je ne milite pas pour une solution "tout indépendant". Je dis que mon quotidien m'amène à poser la question de l'existence d'une offre d'intervention plus "légère" et moins "difficile d'accès" qu'elle n'est actuellement. Je dis également que l'éducateur a certainement un rôle privilégié à jouer dans cette nouvelle proposition qui reste à dessiner. Je pense qu'il est expert auprès de l'ado en difficulté et que c'est dommage d'en priver une partie de la population.

    Donc, indirectement, je demande si l'éducateur indépendant ne serait pas une solution à nos difficultés quotidiennes.

    Merci de votre attention
    Lev
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    normal Re: éducateur indépendant ou en libéral

    Message par caroliiiine le Lun 21 Mar 2011 - 13:42

    bonjour Levian
    je suis d'accord avec toi "je préfère te tutoyer si tu me permets".
    se poser la question du financement sans avoir répondu à la légitimité de la démarche
    . là ou je travaille la légitimité est en train de se poser car le coût est moins cher donc le département y trouve un intérêt; mais je pense aussi qu'il y a un intérêt travailler de concert avec le jeune et sa famille ensemble dans le milieu est pour moi essentielle.
    toute création demandera un financement qui n'existe pas aujourd'hui.
    j'ai eu vent que c'était dans les cartons et que cela ne demandait qu'à sortir.
    Je dis que mon quotidien m'amène à poser la question de l'existence d'une offre d'intervention plus "légère" et moins "difficile d'accès" qu'elle n'est actuellement.
    je suis d'accord par moment on a l'impression d'être face à l'administration. bien sure il est important de respecter les règles et le cadre législatif, par moment c'est lourd mais c'est sans compter que les juges magistrats sont débordés aussi .
    indirectement, je demande si l'éducateur indépendant ne serait pas une solution à nos difficultés quotidiennes.
    je suis encore d'accord mais cela demande de la part du législateur des règles comme par exemple la médecine avec un conseil de l'ordre. c'est important que l'éducateur ne perde pas de vue ce pour qui et quoi il est missionné.
    bonne journée
    caroline sunny What a Face
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    normal Re: éducateur indépendant ou en libéral

    Message par makhno le Mer 30 Mar 2011 - 15:21

    En cherchant tout autre chose, j'ai trouvé ça et ça


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