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Forum pour l'éducateur spécialisé (Handicap, Rue, Adolescent, Maladie mentale, Exclusion, secteur médico-social, pédagogie, projet individualisé)

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    Mémoire et activité thérapeutique

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    normal Mémoire et activité thérapeutique

    Message par Glingling le Mer 13 Mar 2013 - 16:50

    Bonjour à tous

    C'est avec joie que je découvre ce forum ^^ (il était temps, à trois mois de la fin de formation)

    Je suis sur le dernier mois de rédaction de mon mémoire, jec et dpp et je tiens à avoir quelques conseils, réflexions, idées, autour de mon sujet de mémoire...
    Pour résumer...
    J'ai fait un stage en IME l'année dernière (Institut Médico Educatif) auprès d'enfants ayant diverses déficiences mentales.
    J'ai mené avec une psychologue une activité "terre", une activité assez libre pour les enfants car c'était une activité thérapeutique.
    Durant cette activité et pendant toute l'année j'ai eu vraiment du mal à comprendre le rôle de l'éducateur dans une activité crée par une psy... Je ne remets pas en cause son travail bien au contraire. Mais j'ai eu des difficultés, des ressentis assez durs à assumer, surtout concernant le cadre et les limites (un enfant me faisait vivre des situations assez éprouvantes et bien sur cet enfant a fait un transfert sur moi)

    J'étais avec trois enfants, deux autistes et un psychotique. (beaucoup associent les deux mais je pense; de par mon expérience que ce sont deux pathologies assez différentes)

    Dans le mémoire j'explique en chapitre 1 le cadre institutionnel, en chap 2 le projet de l'activité (que je n'ai pas proposé, mais dans laquelle je me suis inscrite) et en dernier mon positionnement professionnel avec mes difficultés, les différences de cadre dans les activités à cadre thérapeutique et activités à cadre éducatif.

    Je voulais savoir si certains d'entre vous avaient eu des expériences telles quelles (ou même différentes mais avec le même genre de difficulté), si le sujet du mémoire est intéressant ou non, si cette histoire de plan et mise en place des chapitres peut correspondre à ce qui est attendu du mémoire ? Par ailleurs est-il coeff 1 ou 2 ?(en début d'année on me disait que ct coeff 1, mtnt élèves et formateurs ne savent pas :S)
    Remarques, commentaires et questions seraient les bienvenus ^^

    Merci d'avance

    Marina
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    normal Re: Mémoire et activité thérapeutique

    Message par elya le Dim 17 Mar 2013 - 17:10

    Bonjour,

    Pour répondre à la question la plus simple (celle du coefficient du mémoire), c'est normal que personne ne soit d'accord puisqu'elle ne se pose pas en ces termes. Le mémoire n'est pas une épreuve : elle en comprend deux : l'écrit et l'oral, chacun étant noté en coeff 1. Pour le DC2, ça donne donc :

    - étude de situation : coeff 1
    - écrit mémoire : coeff 1
    - oral mémoire : coeff 1

    Ça va pas mieux à Neuilly dis-moi. Je trouve ça vraiment inquiétant qu'en troisième année, vous ne soyiez pas au clair là-dessus. Bref.

    Pour ton sujet de mémoire, plusieurs choses me viennent à l'esprit. Déjà, à mon sens, la psychose n'est pas une déficience mentale mais une maladie psychique. Dans le premier cas, on est dans le handicap, dans le second, dans la santé mentale. Deux champs différents, donc. Deux accompagnements différents, donc. Il en est de même pour l'autisme, où les chercheurs tâtonnent encore beaucoup et qui peut être à cheval entre les deux champs. Je pense qu'il est primordial de te mettre au clair sur les mots employés, à partir de définitions et de textes de références que tu choisis.

    Ensuite, tu dis que "beaucoup" associent l'autisme et la psychose : qui est ce "beaucoup" ? Comme dit avant, je comprends qu'on puisse les regrouper dans le même champ, mais là encore, les deux accompagnements sont clairement différents !! Encore une fois, il faut te bétonner sur les références théoriques.

    Pour ce qui est de ton sujet de mémoire à proprement parler, dans ce que tu retranscris ici, j'ai le sentiment que tu n'es pas très à l'aise sur ton choix de parler de cette activité, qui a dû pas mal te remuer et dont tu as encore du mal à faire l'analyse. Peut-être peux-tu nous en dire plus quant à ce choix d'aborder cette activité-là et dans quel contexte tu l'as intégrée (quel travail de collaboration avec la psy ? pourquoi la présence d'un éduc dans un atelier thérapeutique ? comment étaient traitées les observations faites durant ce temps ? ....)

    Enfin, du peu que tu en dis, j'ai le sentiment que ce sujet est une grande porte ouverte à l'éternel débat "approche psy" / "approche comportementaliste". Es-tu au clair là-dessus ?

    Sinon, t'as un guidant ? Tu peux le solliciter quand tu as besoin ?


    Glingling
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    normal Re: Mémoire et activité thérapeutique

    Message par Glingling le Jeu 28 Mar 2013 - 18:28

    Je répond assez tardivement désolée, pas de connexion internet

    Hey oui Neuilly ne change pas, d'où ma volonté de quitter au plus vite cette école lol

    Pour te répondre je sais que la psychose est une maladie psychique mais les enfants ayant des patho telles que l'autisme et la psychose étaient accueillis car ils avaient une déficience mentale en plus de leurs patho. Je me suis mal exprimée.

    C'est dans de nombreux textes et bouquins que j'ai repérer qu'ils mettaient l'autisme dans les psychoses infantiles (bon, il est vrai que l'on peut pardonner aux livres anciens, mais pas sur ce que j'ai vu de récent) il est vrai qu'il y'a beaucoup de similitudes entre les deux pathos mais comme tu dis un accompagnement différent est nécessaire.

    Pour répondre à tes questions il est que je ne suis pas très à l'aise dans le sens où je parle de mes difficultés dans cette activité et que j'ai peur donc que le jury ait une vision négative de moi. J'ai choisi cette activité puisque c'est une activité différente des autres et que j'ai souhaité montrer que l'éducateur peut avoir des rôles différents (dans les activité dites "éducatives", je ne me positionnais pas comme dans cette activité thérapeutique.) En tant qu'éducatrice stagiaire j'ai été amenée à avoir un rôle différent de celui que j'avais l'habitude d'avoir... D'où de nombreux questionnements et de remises en questions.
    La présence d'un éducateur est nécessaire car il connaît plus les enfants que la psy, donc je pouvais lui donner des infos sur leurs comportements en dehors de l'activité. Dans cette activité je représentais la fonction paternelle, c'est-à-dire, rappeler les règles, les limites de chacun, pour que le cadre soit conservé. Enfin, je devais stimuler les enfants pour qu'ils fassent des créations, ainsi, la psy pouvait interpréter leurs ressentis. La psy a cette distance qu'un éduc n'a pas avec les enfants (étant donné que nous les côtoyons tous les jours). Elle nommait leurs éprouvés et ressentis pour que les enfants en prennent conscience...

    J'ai un peu de mal avec les diverses approches, je ne sais plus lequel elle avait, et la guidante ne m'a pas dit d'en parler. Je vais faire des recherches là-dessus.

    Merci beaucoup
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    normal Re: Mémoire et activité thérapeutique

    Message par elya le Jeu 28 Mar 2013 - 21:18

    Bonsoir,

    Je suis désolée mais je ne comprends pas tout. Tu dis "J'ai choisi cette activité puisque c'est une activité différente des autres et que j'ai souhaité montrer que l'éducateur peut avoir des rôles différents (dans les activité dites "éducatives", je ne me positionnais pas comme dans cette activité thérapeutique.) En tant qu'éducatrice stagiaire j'ai été amenée à avoir un rôle différent de celui que j'avais l'habitude d'avoir..."[b]

    "Différent", c'est un peu comme "intéressant", c'est un mot fourre tout qui est bien souvent questionné pour percevoir ce que celui qui l'utilise met derrière. Alors, en QUOI était-ce différent ?

    D'autant qu'après, tu dis "Dans cette activité je représentais la fonction paternelle, c'est-à-dire, rappeler les règles, les limites de chacun, pour que le cadre soit conservé. Enfin, je devais stimuler les enfants pour qu'ils fassent des créations, ainsi, la psy pouvait interpréter leurs ressentis"

    Comme dans toute activité non ?

    Ainsi, selon tes propos, j'ai le sentiment que ce n'est pas ton positionnement en tant qu'éduc qui était "différent" dans cette activité, mais la visée et le but même de ce projet, du fait de la double intervention éduc/psy.

    Pour revenir à ton premier post, tu parles d'une situation avec un enfant qui t'a mise en difficulté et fait violence. Est-ce du au cadre de cette activité ou ces difficultés perduraient en dehors de ce temps-là ? Dans ce cas, pourquoi ne pas centraliser ta problématique sur "poser le cadre dans le projet d'activité" (les limites, l'importance de la contenance, des repères et de la sécurisation pour les enfants autistes et psychotiques et que sais-je encore)

    Que tu parles de tes difficultés dans ton mémoire ne te portera pas préjudice, si tu arrives à en parler avec du recul, de l'analyse, un regard professionnel. Si on reste dans l'auto-flagellation, ça n'a effectivement aucun intérêt. En tant qu'éduc, on est tous et tout au long de notre carrière mis en difficulté, le tout est de l'assumer et d'en parler ! Pour autant, le mémoire est-il le bon écrit pour en parler ? Si toute cette histoire de projet d'activité n'est qu'un "prétexte" pour parler de difficultés relationnelles d'un enfant, alors tu mens un peu sur la marchandise ! D'où ma proposition ci-dessus...

    Pour finir, je voudrais te donner un sérieux conseil : si tu es à un mois du rendu final, deux options s'offrent à toi :
    - soit tu as confiance en ta guidante et tu te fies à elle jusqu'au bout (il est normal à quelques temps du rendu de tout remettre en question, de se sentir perdu dans son écrit)
    - soit ses conseils te semblent fragiles et légers. Dans ce cas, il urge vraiment de trouver quelqu'un de confiance qui peut t'aider de visu dans l'avancée de ta réflexion et bosser à fond avec elle.

    Parce que, perso, je veux bien aider, mais j'ai le sentiment que beaucoup d'éléments sont encore flous pour toi, notamment vers où tu vas dans ton cheminement. Mais par ordi interposé, c'est compliqué d'accompagner dans un écrit.

    Pour la petite histoire, mon copain a passé le diplôme l'an passé, il avait une guidante pas du tout investie, mais on s'était posé pour principe que je ne mettais pas le nez dans ses dossiers. A 3 jours du rendu, il m'a fait relire son mémoire juste pour la correction orthographique. Son mémoire était catastrophique : un plan bancal, un contenu plus que léger, il ne savait pas où il allait... On a alors vécu 3 jours non-stop sur son écrit, en reconstruisant tout. Au final, il y a vu beaucoup plus clair et a validé le DC2 juste ce qu'il faut. Avec le premier jet, il se serait clairement cassé la gueule à l'écrit...

    Alors si il te reste encore un mois, il est encore largement temps de retrouver confiance et reconstruire si tu n'es pas satisfaite de ton écrit Wink

    J'espère ne pas t'embrouiller encore plus...

    Glingling
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    normal Re: Mémoire et activité thérapeutique

    Message par Glingling le Jeu 28 Mar 2013 - 21:48

    Pour te dire c'est la panique... surtout que la maison des examens d'Arcueil (idf) a avancé les rendus. Il ne me reste pas un mois mais une semaine et demi... (C'est las vacances début mai donc les jurys doivent avoir fini de corriger avant, pour pouvoir profiter de leurs vacances) LOL

    Mais ce que tu viens de me dire m'éclaire et me rassure. Smile Je préfère avoir ces remarques maintenant que lors de l'oral... Ce qui m'aurait fait perdre mes moyens..

    De ce fait c'est vrai que la fonction paternelle se fait dans toutes les activités, mais en fait, dès que j'intervenais pour poser le cadre et les limites, la psychologue me demandait de laisser faire. J'ai donc vécu des sentiments forts comme par exemple de la frustration. Je ne comprenais plus ce que je faisais là, puisque je ne pouvais pas effectuer mon rôle comme je l'entendais.

    En fait, l'enfant avec qui j'ai eu des difficultés détruisait les créations d'un autre enfant. Ce dernier me regardait comme s'il attendait que j'intervienne, il criait et c'est par là que j'intervenais comme j'avais l'habitude de faire ailleurs. C'est la que la psy me demandait de laisser faire car par ces situations fortes elle pouvait interpréter ce que faisais l'enfant. Or, c'était inacceptable pour moi de laisser cette "violence" se faire...
    Lorsque le même enfant turbulent criait dans la salle ou "chantonnait" d'une voix forte et aiguë, au point que cela embêtait ses camarades (Il faisait ça lorsqu'on portait attention sur un autre enfant, même chose : je devais laisser faire

    S'ajoute à cela que cet enfant me renvoie donc par la suite divers affects, dû à l'image négative qu'il me renvoyait de lui. Je n'arrivais plus à travailler avec sans être énervée. (c'est la que se pose la question du transfert/contre-transfert). En prenant du recul, en m'aidant de l'équipe éducative et en me remettant en question, notre relation a pu s'améliorer très positivement. Mais oui, il n'avait ce comportement que dans cette activité puisque c'était une activité où les enfants pouvaient se "lâcher"

    En tout cas c'est vraiment sympa pour la proposition d'aide mais c'est vrai que ça va être compliqué... De plus, pour lire 50 pages il faut avoir beaucoup de temps...
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    normal Re: Mémoire et activité thérapeutique

    Message par elya le Ven 29 Mar 2013 - 20:13

    Bonsoir,

    En relisant nos échanges tout au long de ce topic, j'ai l'impression qu'on retombe bien sur nos pieds : le sujet abordé dans la troisième partie de ton mémoire, sur la différence de cadre entre les activités à visée thérapeutique et celles à visée éducative. D'autant si le contenu de ton écrit combine références théoriques, cadre institutionnel et positionnement professionnel de ta part.

    As-tu abordé dans ton écrit le travail de collaboration avec la psy (mise au clair des objectifs de l'atelier, la place de chacune, l'analyse qui en était faite...) ? Si ce travail n'a pas pu se faire, as-tu expliqué pourquoi ?

    Bon, alors, si tu en es à 50 pages, c'est plié non ? Laughing

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    normal Re: Mémoire et activité thérapeutique

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