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    Approche de l'Estime de soi

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    Darkzapatiste
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    normal Approche de l'Estime de soi

    Message par Darkzapatiste le Sam 21 Juin 2008 - 7:12

    L’ESTIME DE SOI, UN MOTEUR

    1.1 Une définition originelle de l’estime de soi.

    Le concept de l’estime de soi fut décrit et analysé par James dés 1890, pour lui le « self-estim » (estime de soi) est au cœur de la personne : c’est le rapport entre réussites/aspirations ainsi que les résultats/ et les échecs. Il définit l’estime de soi comme « la conscience de la valeur du moi » qui s’explique entre un autre rapport : le soi réel et le soi idéal, plus le rapport est harmonieux, plus l’individu tend vers une estime de soi favorable. Donc l’estime de soi pourrait dépendre de plusieurs paramètres : en obtenant des succès, en limitant les prétentions ou en équilibrant conscience ment le rapport entre les deux.

    En 1902, Charles H Colley la définit comme une construction sociale, l’estime de soi est déterminée socialement. L’estime comme construction sociale serait façonnée par l’ensemble des interactions (les opinions, le jugement, les actions etc.) de l’individu et cela des la naissance. Pour lui c’est le regard des autres qui pourra donner à la personne une compréhension de ce que les autres pensent de lui, ce «miroir» est partie intégrante à la perception de soi.

    Ces conceptions de l’estime de soi, font déjà ressortir deux éléments inhérents à l’estime de soi : un processus interne au sujet et un processus externe à celui-ci, les interactions sociales. Toutefois il semblerait visiblement que les deux processus sont dans un état d’intrication. D’autres théoriciens apportent de nouveaux éléments.

    2.1-1 L’estime de soi une définition changeante.

    En 1943, Maslwom considère de sa pyramide éponyme l’estime de soi comme un besoin fondamentaux. Je vais d’écrire rapidement la hiérarchisation des différents besoins:

    - les besoins physiologiques tels que manger et boire..
    - le besoin de sécurité, le cadre et l’autorité qui rassurent et fournissent les repères indispensables.
    - les besoins sociaux, l’appartenance sociale, contraire à l’isolement.
    - le besoin d’estime des autres, la considération et la reconnaissance des autres individus.
    - le besoin d’estime de soi en lien avec la propre valorisation, conscience de soi, le rapport que nous avons avec nous même.
    - le besoin d’accomplissement de nous même, pouvoir élaborer son projet de vie.

    Même si cette pyramide de Maslwom peut être affinée de nos jours il en ressort un élément essentiel en lien avec ma question : En quoi le travail de l’estime de soi peut-il aider le jeune à s’inscrire et se construire dans un projet dont il serait l’acteur? En sachant qu’on ne peut prétendre satisfaire un besoin supérieur si l’on n’a pas déjà satisfait le besoin qui lui est inférieur.
    En d’autres termes on ne peut se projeter dans un projet de vie sans avoir répondu au besoin d’estime de soi.

    En 1995, Martinot avance la définition suivante de l’estime de soi comme : « l’ensemble des éléments qui nous définissent composé des attitudes, des croyances et des sentiments que les individus ont d’eux mêmes » Cette définition centre davantage sur le sujet, tout en faisant référence à l’aspect sociétale qui se dégage des attitudes.
    Dans le livre «l’estime de soi, un bien essentiel » les auteurs dégagent de l’estime de soi en lien avec les travaux de Martinot, «le jugement que nous portons sur nos capacités à faire face à la vie ». L’Ecuyer, définit quant à lui le soi comme «l’ensemble des caractéristiques ou traits personnels que la personne s’attribue» cette précision nous renvoie sur les travaux de Kaufman dans son livre «L’invention de soi, une théorie de l’identité».

    En résumé l’estime de soi est un concept riche et difficile à définir, cependant on peut dire aujourd’hui que l’estime de soi résulte d’une construction psychique ainsi que d’une activité cognitive et sociale. Cette construction s’exerce tout au long de la vie du sujet.


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    Message par Darkzapatiste le Sam 21 Juin 2008 - 7:19

    2.2 Les assises de l’estime de soi.

    Christophe André et François Lelord3 proposent trois assisses assurant l’estime de soi.

    - L’amour de soi: et très important dans l’estime de soi puisque c’est lui qui nous permet de passer au-dessus de nos défaut, accepter nos échecs et erreurs. Les psychologues Christophe André et François Lelord, décrivent l’amour de soi comme « le socle de l’estime de soi» car malgré toutes les choses négatives pouvant arriver à la personne, elle sait intérieurement qu’elle est «digne d’amour et de respect».
    Cette attribution d’une valeur personnelle dénote une dimension affective de l’estime de soi «s’aimer pour s’estimer». Virginia Satir thérapeute familiale, parle de la prise de conscience personnelle de la «valeur inaliénable de la personne dés sa naissance». L’amour que se porte chaque personne pour elle même, est un processus cognitif : dépendant directement du vécu, des expériences de l’enfance, et de l’affection, de l’amour, de l’intérêt qu’on lui a donné des ses premiers années.

    - La vision de soi : est propre à la personne, c’est le fait de se reconnaître des qualités et attributs avec ou sans l’approbation des autres. Se regard sur soi même est important dans le sens ou s’il se révèle positif, il permettra aux sujet de réaliser ses désirs. Dans le cas inverse, le sujet hésitera, n’osera pas réaliser ses projets, préférant adopter un statut de suiveur, par peur de l’échec.
    Cette assisses se rapproche de l’affirmation de soi décrite par R.Alberti et M.Emmons. Ces deux psychologues la définissent comme «un comportement qui permet à une personne d’agir au mieux de son intérêt, de défendre son point de vue […], d’exprimer avec sincérité et aisance ses sentiments et d’exercer ses droits… ».

    L’affirmation de soi, ou la vision de soi sont le prolongement de l’estime de soi, le manque d’affirmation se marque par l’incapacité de trouver sa place parmi les autres, des attitudes passives ainsi que l’inhibition (l’absence de réactions) face aux situations quotidienne (subir/acter). L’affirmation est la concrétisation de l’estime de soi sans une bonne estime de soi, il ne sera pas possible de s’affirmer dans la vie quotidienne et sociale.

    - La confiance en soi : avoir confiance en soi permet d’agir, de passer à l’acte, dans des situations prévues ou imprévues. Encore une fois sans amour de soi, et d’une bonne vision de soi (affirmation de soi), la confiance en soi ne sera pas possible et par conséquent l’estime de soi. La confiance en soi se nourrit d’actes, de réussite, de choix positif et de démarches diverses pour pouvoir se développer. Toutefois ses actes ne sont pas les seuls éléments moteurs suscitant la croissance et le développement de l’estime de soi, le mode d’éducation (récompense, encouragement), la famille et l’école.

    En prenant en compte les assisses de l’estime de soi, on comprend que l’équilibre entre elle assure une personnalité harmonieuse. Permettant de s’aimer, de se concevoir justement et donc de s’engager durablement dans des projets sans avoir peur de l’échec ou du regard des autres.
    L’estime de soi est donc une évaluation de soi-même, se basant sur une connaissance (conscience) de sa valeur (regroupant ses capacités, ses attributs, ses compétences) et sur la certitude réaliste de posséder les aptitudes nécessaires pour répondre aux évènements, aux situations qu’ils soient positif ou négatif de la vie.Les expériences rencontrées dans la vie des personnes rehaussent ou déclinent leur «estime de soi», même si la nature de celle-ci «influence l’interprétation que le sujet donne aux situations qu’il rencontre» et donc change et ‘‘détermine’’ ses réponses.

    Après ses apports théoriques nous comprenons pourquoi le travail de l’estime de soi peut aider le jeune à s’inscrire et se construire dans un projet où il en serait l’acteur. Il me semble nécessaire pour répondre de manière éducative au renforcement de l’estime de soi de ces jeunes, de s’intéresser au préalable aux facteurs pouvant la dégrader et l’affecter.


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    Message par Darkzapatiste le Sam 21 Juin 2008 - 7:28

    2.3 Les freins à l’estime de soi.

    Avant tout il me paraît judicieux de faire un bref rappel sur le développement normal de l’adolescent, afin de faire un lien le public de l’I.M.E puis dans un second temps approfondir sur certains facteurs pouvant être une cause au manque d‘estime de soi..

    2.3-1 Le développement normale de l’adolescent.

    Dans son livre «Psychopathologie de l’adolescent», Henri chabrol montre que l’adolescence est intimement liée à l’estime de soi. C’est une période de changements difficiles et audacieux, nécessitant une solide estime de soi qui elle même sera fortement mise à l’épreuve.

    Une caractéristique de l’adolescence est la construction identitaire, au travers de la crise pubertaire modifiant la physiologie et le schéma corporel. Ces modifications génèrent des inquiétudes. Celles-ci renforcement eux même par la perte de l’image maternelle et du travail de séparations des valeurs et idéaux parentaux. En s’opposant il se construit, tout en le perturbant.

    L’adolescence peut constituer une période de crises identitaire et conflictuelle remaniant l’estime de soi violemment tout en restant « nécessaire ». Selon Fize, sociologue, la crise de l’adolescence est une manifestation des oppositions familiales, ayant pour but l’émergence de nouvelles identités.

    Le développement de l’estime de soi durant ce stade, dépend essentiellement du cadre de vie de l’adolescent. Un milieu insatisfaisant n’apportera pas la satisfaction des besoins fondamentaux comme l’affection, la considération, la sécurité et l’estime entre autres.
    Les séquelles et blessures de l’enfance se ravivent à l’adolescence nous allons voir quelques une pouvant contrarier un développement normal de l’estime de soi : les failles narcissiques, et l’intolérance à la frustration

    - Les failles narcissiques : ses failles impliques la difficulté d’être dans l’acte et par extension : une faible estime de soi. Elles entraînent un sentiment de doute, de peur de l’échec, et une auto représentation de soi qui n’est pas tolérable. Ce sentiment dépressif se caractérise par la prédominance des émotions négatives, l’atonie, l’affaissement de l’aptitude à penser, un soutenir un effort de concentration et également la dévalorisation de soi. On peut penser à la « circularité causale » de Declerck puisque les failles narcissiques nourrissent la perte de l’estime de soi et vis versa.

    - la frustration : est définie comme « un instinct contrarié ou un besoin non satisfait »1. La frustration provoque une réaction agressive, elle peut être dirigé vers les autres, ou contre soi même. Il existe alors des conflits internes entre les interdits intériorisés et les pulsions (surmoi et ça freudien). Ces conflits liés à la frustration déclenchent l’incapacité pour la personne à supporter des obstacles posés, au non satisfactions de ses désirs. La frustration peut être un frein à l’estime de soi, puisqu’elle plonge l’individu dans ce que nous avons vu plus en le soi idéal et non le soi réel. Elle sape la conscience de soi, et tronque l’affirmation de soi

    2.3-2 Le milieu Familial.

    La famille joue un rôle considérable dans l’image et l’estime de soi de l’enfant et cela dès le plus jeune age. Les interactions mère-enfant sont déterminantes selon des auteurs comme Spitz, Bolwby, Winnicott. Après la symbiose constante la fusion entre la mère et son enfant, phase de « séparation/individuation » est prépondérante dans la construction de sa personnalité. Une rupture trop précoce aura des répercussions sur l’enfant qui ne pourra jamais exercer un travail de deuil, et par conséquent aura toujours l’impression d’un manque, de carences affectives, d’assisses narcissiques instables perturbant sa propre estime.

    La qualité de la relation avec la mère favorisera la confiance en soi, la communication avec celle-ci dans un premier temps, puis avec son entourage déterminera son organisation narcissique. Comme nous l’avons vue dans la confiance en soi, une mère qui ne protége pas son enfant de l’échec à bon escient, qui ne le valorise pas, qui ne le gratifie pas, et ne prête pas attention à ses réussites, l’en prive en quelques sortes, et provoque des troubles de son image narcissiques.

    Dans le cas ou la phase de « séparation et individuation » s’opère plus tardivement, l’enfant ne peut développer les prémices identitaires de façon convenable. La surprotection de l’enfant par les parents, ne lui laisse pas la possibilité de se construire une confiance en lui équilibrée. L’enfant étant enfermé dans une dépendance parentale (voir maternelle), son inscription dans le processus identitaire se voit retardé par le manque d’autonomie.
    Comme le disait Winnicott, une mère doit être une mauvaise et une bonne mère à la fois : « elle doit être suffisamment bonne », pour assurer à son enfant sa présence en équilibrant la gratification et la frustration. De part ce fait, l’enfant pourra se construire une confiance en lui suffisamment équilibrée.

    2.3-3 L’école et la construction du sujet.

    Pour Villars, la réussite scolaire passe par trois conditions pour que la construction de l’enfant ne le préoccupe pas au point de ne pouvoir se libérer et prêter attention aux apprentissages :

    - se séparer suffisamment de l’univers familial, pour vouloir rechercher des outils de compréhension ailleurs.
    - pouvoir utiliser le registre de l’imaginaire et du symbolique.
    - savoir qui il est dans ses identités (sexuée, sociale, son histoire).

    Ce dernier point, reste fort intéressant en ce qui concerne l’estime de soi et les apprentissages scolaires. Je parlerais d’image renvoyée par la société, en faisant référence à Goffman, que la personne s’approprie comme image d’elle même. L’école en tant qu’agent de socialisation, attribut des rôles, des statuts et par extension des images.

    L’enfant considéré comme mauvais élève, s’approprie cette image, et s’y construit une identité, de l’estime de soi, il passe à une mésestime déterminée par les échecs scolaires. Le jugement et l’opinion d’autrui, qu’il soit ou non, bien interprété par l’enfant, le renvoient à un miroir de sa propre valeur. L’image renvoyé par l’adulte, maître, professeur, éducateur, affecte la nature du processus d’identification, en effet le fait d’être considéré comme mauvais, insuffisant en raison de ses échecs successifs peut devenir : une image pathogène pour l’estime de soi de l’enfant.
    L’élève en échecs scolaire se trouve dans une situation de « non-amour », le retrait de l’amour de son maître, de ses parents, déclenche des blessures narcissiques, l’échec de l’identification porte atteinte à l’image du Moi (Idéal du Moi, comme projection idéal de l’enfant sur le modèle).
    La compensation fantasmatique (ou la négation par le fantasme3) peut devenir alors une réponse aux échecs successifs :
    N’ayant pas d’assisses narcissiques solides, le jeune ne peut «s’aimer et s’apprécier» comme tel, il tombe alors dans l’idéal du moi inatteignable et compense celui-ci par un avenir fantasmatique.
    L’usage excessif de ce mécanisme, est une source importante de résignation à l’échec et donc l’enfoncement dans celui-ci, ce qui constitue une chaîne sans fin qui cause une mésestime importante de l’enfant.

    2.3-4 La stigmatisation

    Les représentations sociales supposent l’attribution de statuts et de rôle, les personnes règlent leur conduites en selon les positions sociales respectives à chacun. Pour Erving Goffman la stigmatisation est « la situation de l’individu que quelque chose disqualifie et empêche d’être pleinement accepté par la société ».

    Il définit les rôles selon trois dimensions :
    - le versant normatif (toutes les règles de conduites que l’individu doit respecter, utilisé pour réaliser les fonctions qu’il doit assurer),
    - le versant typique les attributs et qualités de la personne qui rempli se rôle
    - l’interaction qui serait en quelque sorte un équilibre entre le versant normatif et typique.
    Goffman fait une distinction entre l’identité sociale réelle (basée sur des éléments véridiques : qualités attributs) et l’identité sociales virtuelles (basée sur des préjugés). Les rôles sociaux peuvent devenir un stigmate s’ils sont en décalage entre l’identité réelle et virtuelle. Pour lui les individus savent inconsciemment définir l’identité des autres et par ce fait les catégorisent, cependant il arrivent que certaines personnes sortent de la catégorie qu’on leur a attribué, ce qui constitue un stigmate (pas normal). Le stigmate prend donc ici une dimension relationnelle et sociale se basant sur nos interaction avec les individus. C’est à partir de l’image de l’autre (« en miroir ») que nous construisons des attentes normatives. L’individu stigmatisé ne répond pas à ces attentes normatives.

    Les stigmates sont de trois natures :

    - les anomalies et monstruosités du corps
    - les tares du caractère : l’homosexualité, le chômeur, le suicidaire, l’ancien prisonnier ou interné…
    - les stigmates tribaux : nationalité, religion couleur de peau…

    Les personnes stigmatisées peuvent être considéré comme des « déviant normal », Ces individus sont considérés comme stigmatisé car ils sont obligés d’adapter leurs comportements aux attentes des autres. Goffman les différencie comme suit :
    - le déviant intégré, inclus dans le groupe
    - le déviant sociaux ou marginaux, il refuse sa place, mais reste intégré si sa révolte n’est pas trop grande.
    - les minoritaires et les sous prolétaire (ethnie/race).

    En conclusion on peut dire que les personnes déficientes intellectuelles, sont également stigmatisées, puisqu’on leur attribue des caractéristiques qui sont associées culturellement à la déficience. Les jeunes d’I.M.E ne sont plus forcement considéré comme des adolescents mais comme des déficients. Comme nous l’avons vue dans la classification de Wood le handicap provient d’un déficit selon le regard de l’environnement, la norme. Cette image négative renvoyée par la société est assimilé et intégrée par ces jeunes. La stigmatisation est donc un frein à l’estime de soi, sa prise en compte du rapport que le jeune a avec lui même est donc importante.


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    normal Re: Approche de l'Estime de soi

    Message par rom112 le Dim 4 Déc 2011 - 23:07

    Salut, j'ai un mémoire a faire sur l'estime de soi comme concept chez des travailleurs déficients intelectuels.
    je vois que t'as l'air assez calé.
    si tu pourré m'aider sa serait sympa entre professionel.
    merci d'avance
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    normal Re: Approche de l'Estime de soi

    Message par Seb.hulot le Lun 5 Déc 2011 - 19:51

    Bonsoir, je me permet de vous faire remarquer la date de rédaction..... Dark ne vient plus sur le forum depuis plusieurs années maintenant..... Il faudra faire avec ceux qui restent ^^

    Bon courage tout de même et au plaisir d'échanger.


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    normal Re: Approche de l'Estime de soi

    Message par makhno le Lun 5 Déc 2011 - 20:28

    Bonsoir,
    et ce qui serait pas mal, c'est que tu te présentes un peu afin de continuer la discussion.


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    normal Re: Approche de l'Estime de soi

    Message par Zita le Mar 6 Déc 2011 - 10:32

    alors quelle bonne idée de déterer (1 r ou 2 r?) un vieux sujet... très interessant d'ailleurs!

    après lecture de la très enrichissante contribution de dark sur le sujet de l'estime de soi... je repensais à un ami en soirée qui me disait que pour faire ce metier (le mien qui n'est pas le sien) eh bien il fallait être bien POSE, bien tranquille avec ce qu'on est, bien calé dans sa vie. ce qui apparemment n'etait pas son cas et ce qui lui permettait de dire que ce métier n'etait pas pour lui!(si tenté qu'on est des métiers "pour nous")

    Disons que c'est la vision exterieur que l'on peut donner ... cette idée qu'il faut être bien dans sa vie pour pouvoir apporter et aider les autres.

    Ce qui ne constitue pas en soi une généralité mais c'est vrai , je pense que nous abordons une certaine philosophie de vie qui nous amène à travailler beaucoup avec ce qu'on est. et donc de connaitre nos qualités comme nos défauts.

    ça m'a amené à reflechir sur l'interet toujours plus grandissant que j'accorde à ce métier que j'ai choisi. Interet que j'estime plus important que pour n'importe quel autre métier... enfin jusqu'à maintenant.

    C'est un métier qui m'a fait grandir et continue de me faire grandir et "l'estime de moi" je l'ai aussi acquise en accomplissant les missions inhérentes à ce métier.

    C'est une analyse de comptoir qui vaut ce qui vaut mais c'est ma petite contribution!
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    normal Re: Approche de l'Estime de soi

    Message par Petitloo le Jeu 20 Sep 2012 - 11:20

    En 1943, Maslwom considère de sa pyramide éponyme l’estime de soi comme un besoin fondamentaux. Je vais d’écrire rapidement la hiérarchisation des différents besoins:

    Je souhaitais juste dire que l'auteur est Maslow et non Maslwom ,juste pour redonner la bonne infon si quelqu'un fait des recherches sur les théories de ce psychologue Wink
    en tout cas ce topic est très bien fait et relate beaucoup de choses du concept, merci (même si cette personne ne passe plu si j'ai bien compris)

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    normal Re: Approche de l'Estime de soi

    Message par Contenu sponsorisé


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