Le couple
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Le couple
Bonsoir,
Comme je l'ai déjà expliqué dans d'autres sujets, je fais partie du groupe des Conseillers de couple de mon institution.
A ce titre, j'accompagne 4 couples de personnes handicapées mentales.
Je vous propose de partager avec vous quelques notions théoriques sur le couple.
Le texte qui va suivre est un extrait du compte rendu d'une formation à laquelle j'ai participé en 2001.
Comme je l'ai déjà expliqué dans d'autres sujets, je fais partie du groupe des Conseillers de couple de mon institution.
A ce titre, j'accompagne 4 couples de personnes handicapées mentales.
Je vous propose de partager avec vous quelques notions théoriques sur le couple.
Le texte qui va suivre est un extrait du compte rendu d'une formation à laquelle j'ai participé en 2001.
Cordialement
Michel
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Michel7034- Membre d'Honneur


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Re: Le couple
Le couple.
1 Définition
Un couple c'est 1+1=3 ; ce sont deux personnes plus le lien.
Chaque personne vient avec ses propres bagages familiaux - institutionnels - affectifs.
Chacun a sa vision du monde, provient d'un système d'apprentissage qui lui permet de créer sa propre réalité, qui lui fait voir le monde avec un regard personnel, unique et original.
Parfois on se demande ce que deux personnes font ensemble, ils n’ont rien d'un couple. Seules ces deux personnes sont à même de répondre à cette question ; cela appartient à chaque couple. Le couple à une puissance en soi, c’est un mini institution au sein de l'institution.
Il est dès lors difficile de savoir :
De quel type d'intervention éducative le couple aurait besoin ? Quelles seraient les protections à mettre en place ? Quelle est la possible dégradation du couple ?
2 Les différents types de couples.
2.1 Le couple conjugal.
C’est le couple ayant un projet commun, qui rencontrera des crises mais qui voudront les surmonter.
2.2 Le couple passionnel
C’est le couple qui vit sur la passion mais qui n’a en général pas de projet commun. Tous les êtres humains passe par cet amour passionnel. C’est un amour très destructeur qui survient généralement à l'adolescence. C’est aussi un dépassement de soi. De cette situation on en garde toujours une trace. ; expérience « négative » que l'on voudrait éviter aux autres comme on aurait voulu que nos parents nous l'évite et pourtant, on aurait probablement été plus fort dans cet amour s’il avait été interdit. A travers ces passages il y a une certaine lucidité qui apparaît.
2.3 Le couple de rencontre
C’est le couple dont l'un ou les deux membres « papillonnent » ; selon le moment ou l'endroit les membres de ce type de couple peuvent rester un certain laps de temps sans se voir. Ce couple n’est pas figé.
1 Définition
Un couple c'est 1+1=3 ; ce sont deux personnes plus le lien.
Chaque personne vient avec ses propres bagages familiaux - institutionnels - affectifs.
Chacun a sa vision du monde, provient d'un système d'apprentissage qui lui permet de créer sa propre réalité, qui lui fait voir le monde avec un regard personnel, unique et original.
Parfois on se demande ce que deux personnes font ensemble, ils n’ont rien d'un couple. Seules ces deux personnes sont à même de répondre à cette question ; cela appartient à chaque couple. Le couple à une puissance en soi, c’est un mini institution au sein de l'institution.
Il est dès lors difficile de savoir :
De quel type d'intervention éducative le couple aurait besoin ? Quelles seraient les protections à mettre en place ? Quelle est la possible dégradation du couple ?
2 Les différents types de couples.
2.1 Le couple conjugal.
C’est le couple ayant un projet commun, qui rencontrera des crises mais qui voudront les surmonter.
2.2 Le couple passionnel
C’est le couple qui vit sur la passion mais qui n’a en général pas de projet commun. Tous les êtres humains passe par cet amour passionnel. C’est un amour très destructeur qui survient généralement à l'adolescence. C’est aussi un dépassement de soi. De cette situation on en garde toujours une trace. ; expérience « négative » que l'on voudrait éviter aux autres comme on aurait voulu que nos parents nous l'évite et pourtant, on aurait probablement été plus fort dans cet amour s’il avait été interdit. A travers ces passages il y a une certaine lucidité qui apparaît.
2.3 Le couple de rencontre
C’est le couple dont l'un ou les deux membres « papillonnent » ; selon le moment ou l'endroit les membres de ce type de couple peuvent rester un certain laps de temps sans se voir. Ce couple n’est pas figé.
Cordialement
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Re: Le couple
3 Les stades de développement des partenaires dans un couple.
Chaque individu, dans un couple de personnes adultes avec handicap mental ou non, se situe à un stade de développement. Ces stades ont une certaine chronologie. Chacun des membres du couple, à son rythme, fait son chemin. Les deux membres ne sont pas nécessairement et simultanément au même stade. Il se peut que l'un des deux aille plus vite voire que l'autre reste à un précédent.
Les stades de développement des partenaires dans un couple (les partenaires son synchronisés)
3.1 Le stade symbiotique (la fusion amoureuse)
Description.
Les partenaires sont les yeux dans les yeux, je vis pour l'autre, je pense comme l'autre. Les désirs de l'un et l'autre se confondent. L'autre est déifié, il n'a que des qualités. On a le sentiment d'être complet que si l'autre est là. C'est la lune de miel permanente, les partenaires n'ont pas de limites propres, ils ne font qu'un. On mange la même chose, on s'habille de la même façon, on s'échange les vêtements. Les séparations sont des amputations.
Expression du conflit :
« C'est tout pour toi, rien pour moi »
« C'est toujours toi qui choisis »
« Sexuellement, je me sens employé par toi »
« Ta part du gâteau est plus grande que la mienne »
« Tu me bouffes, je me sens sucé »
« Tu me pompes l'air, tu me vides »
Chaque individu, dans un couple de personnes adultes avec handicap mental ou non, se situe à un stade de développement. Ces stades ont une certaine chronologie. Chacun des membres du couple, à son rythme, fait son chemin. Les deux membres ne sont pas nécessairement et simultanément au même stade. Il se peut que l'un des deux aille plus vite voire que l'autre reste à un précédent.
Les stades de développement des partenaires dans un couple (les partenaires son synchronisés)
3.1 Le stade symbiotique (la fusion amoureuse)
Description.
Les partenaires sont les yeux dans les yeux, je vis pour l'autre, je pense comme l'autre. Les désirs de l'un et l'autre se confondent. L'autre est déifié, il n'a que des qualités. On a le sentiment d'être complet que si l'autre est là. C'est la lune de miel permanente, les partenaires n'ont pas de limites propres, ils ne font qu'un. On mange la même chose, on s'habille de la même façon, on s'échange les vêtements. Les séparations sont des amputations.
Expression du conflit :
« C'est tout pour toi, rien pour moi »
« C'est toujours toi qui choisis »
« Sexuellement, je me sens employé par toi »
« Ta part du gâteau est plus grande que la mienne »
« Tu me bouffes, je me sens sucé »
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Re: Le couple
3.2 Le stade de différenciation (l'individuation)
Description.
L'autre n’est pas comme moi, il a des besoins et des envies différents.
On accentue les différences pour recouvrer une identité, une dépendance en s'opposant à l'autre.
Chacun affirme ses différences ; le paroxysme est l'opposition de goûts, de plaisir. Même dans le conflit, il n'y a pas de remise en cause du lien affectif. Il reste de nombreux signes d'attachement. On préfère "s'engueuler", se déchirer, se critiquer, plutôt que d'être absent l'un pour l'autre.
Les conflits durent. Les différences sont opposées à l'autre dans le conflit.
Expression du conflit :
« Tu fais tout comme si j’étais toi »
« Tu nies ma différence »
« Tu me châtres psychologiquement »
« Je suis l'opposé de toi »
« Je veux le contraire de ce que tu désires »
On masque les vestiges de la phase symbiotique :
« Tu me blesses, tu sais à quoi je suis sensible »
On recourt aux simplifications, aux généralisations :
« Tous les hommes sont des dégueulasses » « Dans ta famille, vous êtes tous comme ça »
Description.
L'autre n’est pas comme moi, il a des besoins et des envies différents.
On accentue les différences pour recouvrer une identité, une dépendance en s'opposant à l'autre.
Chacun affirme ses différences ; le paroxysme est l'opposition de goûts, de plaisir. Même dans le conflit, il n'y a pas de remise en cause du lien affectif. Il reste de nombreux signes d'attachement. On préfère "s'engueuler", se déchirer, se critiquer, plutôt que d'être absent l'un pour l'autre.
Les conflits durent. Les différences sont opposées à l'autre dans le conflit.
Expression du conflit :
« Tu fais tout comme si j’étais toi »
« Tu nies ma différence »
« Tu me châtres psychologiquement »
« Je suis l'opposé de toi »
« Je veux le contraire de ce que tu désires »
On masque les vestiges de la phase symbiotique :
« Tu me blesses, tu sais à quoi je suis sensible »
On recourt aux simplifications, aux généralisations :
« Tous les hommes sont des dégueulasses » « Dans ta famille, vous êtes tous comme ça »
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Re: Le couple
3.3 Le stade d'exploration
Description.
Les partenaires ont leurs activités hors du couple. La communication est en forte diminution. L'autre ne comprend pas et ce n’est pas la peine de lui expliquer " On se croise, les horaires de vie sont différents, les relations de chacun sont différentes de celles de l'autre. Il est courant d'avoir des relations extraconjugales. Tout ce qui n'est pas le couple intéresse.
Les portes claquent, on ne discute pas. Il n'y a pas de compromis ; celui-ci serait vécu comme une perte d'identité.
Reste le lien matériel, une organisation pratique pour les enfants ; Ceux-ci peuvent créer des événements de rapprochement maladie, fugue, accident... On nie l'importance de l'autre pour s'affirmer, on le blesse, on l'insulte parfois on le frappe.
Expression du conflit (celui-ci marque : l'attachement) :
« Au plus tu es loin, mieux c'est »
« Je pars et ce que tu penses ne m'intéresse pas »
« Je ne m'occupe plus de tes états d'âme »
« Je m'organise et je me fous de toi »
« C'est ton problème. Je n 'en ai rien à foutre »
On teste son pouvoir, on le fait aux dépens de l'autre. On a le matériel en commun, mais l'affectif est différencié On vit dans le même appartement, les comptes communs restent On se présente ensemble comme un couple libéré
Description.
Les partenaires ont leurs activités hors du couple. La communication est en forte diminution. L'autre ne comprend pas et ce n’est pas la peine de lui expliquer " On se croise, les horaires de vie sont différents, les relations de chacun sont différentes de celles de l'autre. Il est courant d'avoir des relations extraconjugales. Tout ce qui n'est pas le couple intéresse.
Les portes claquent, on ne discute pas. Il n'y a pas de compromis ; celui-ci serait vécu comme une perte d'identité.
Reste le lien matériel, une organisation pratique pour les enfants ; Ceux-ci peuvent créer des événements de rapprochement maladie, fugue, accident... On nie l'importance de l'autre pour s'affirmer, on le blesse, on l'insulte parfois on le frappe.
Expression du conflit (celui-ci marque : l'attachement) :
« Au plus tu es loin, mieux c'est »
« Je pars et ce que tu penses ne m'intéresse pas »
« Je ne m'occupe plus de tes états d'âme »
« Je m'organise et je me fous de toi »
« C'est ton problème. Je n 'en ai rien à foutre »
On teste son pouvoir, on le fait aux dépens de l'autre. On a le matériel en commun, mais l'affectif est différencié On vit dans le même appartement, les comptes communs restent On se présente ensemble comme un couple libéré
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Re: Le couple
3.4 Le stade de rapprochement
Description.
Le plaisir d'investir dehors diminue.
Il y a un nouvel intérêt pour l'autre.
On est plus souvent ensemble "par hasard"
On communique plus avec l'autre ses expériences.
Respect du territoire de l'autre, en demandant le sien.
Expression de ce dont on a besoin qui est différent des besoins de l'autre et du couple.
On redécouvre le positif de l'autre.
« Qu 'est-ce que tu fais, tu sais faire ça toi ? »
« Oui, d'accord avec toi, mais plus comme avant »
« Je te regarde comme imparfait, mais je t'accepte comme tel »
« Je veux ça moi, c’est différent de toi »
On recrée une communication positive, des attitudes positives, mais on craint d'être bouffé, de nouveau.
Expression du conflit (peur de retomber en symbiose)
« Je ne veux plus vivre comme avant, je veux garder des choses à moi »
« Je ne veux pas deviner ce que tu veux »
« Je veux que mes différences restent, tu n’es pas comme moi »
Les ingrédients du contrat apparaissent dans ce stade. On commence à dire ce qu'on veut, ce qu'on ne veut pas, ce qu'on veut faire ensemble. Le couple n'est plus en péril (il y a son espace commun différent d'un espace privé respecté).
Description.
Le plaisir d'investir dehors diminue.
Il y a un nouvel intérêt pour l'autre.
On est plus souvent ensemble "par hasard"
On communique plus avec l'autre ses expériences.
Respect du territoire de l'autre, en demandant le sien.
Expression de ce dont on a besoin qui est différent des besoins de l'autre et du couple.
On redécouvre le positif de l'autre.
« Qu 'est-ce que tu fais, tu sais faire ça toi ? »
« Oui, d'accord avec toi, mais plus comme avant »
« Je te regarde comme imparfait, mais je t'accepte comme tel »
« Je veux ça moi, c’est différent de toi »
On recrée une communication positive, des attitudes positives, mais on craint d'être bouffé, de nouveau.
Expression du conflit (peur de retomber en symbiose)
« Je ne veux plus vivre comme avant, je veux garder des choses à moi »
« Je ne veux pas deviner ce que tu veux »
« Je veux que mes différences restent, tu n’es pas comme moi »
Les ingrédients du contrat apparaissent dans ce stade. On commence à dire ce qu'on veut, ce qu'on ne veut pas, ce qu'on veut faire ensemble. Le couple n'est plus en péril (il y a son espace commun différent d'un espace privé respecté).
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Re: Le couple
3.5 La phase de coopération, d'interdépendance
Le stade de synergie n'est pas nécessairement vécu par tous les couples : tous n'en ressentent pas le besoin. L'aboutissement peut être cette phase de coopération qui ne trouve pas, son correspondant dans le développement de l'enfant: il faut avoir atteint la stabilité émotionnelle, la connaissance de soi :
Description
La fréquence des bons moments passés ensemble augmente, dans le respect mutuel.
On arrive à se trouver des « points » communs.
Découverte de la possibilité de vivre ensemble sans se déchirer.
Le couple peut accéder à ce stade si les deux partenaires veulent arriver à un accord sur des choses importantes.
La vie commune se base sur le respect de soi-même, l'autre, du couple.
Chacun assume la responsabilité de ses actes.
La relation est choisie et non subie: on s'est rechoisi.
Gestion saine du conflit.
Climat de confiance où chacun peut exprimer ses craintes.
Les problèmes ne sont pas accumulés, ils sont traités lorsqu 'ils apparaissent.
On fixe les priorités.
La relation va être nourricière.
Chaque partenaire est soutenu dans un but de réussite (pour l'autre). On ne craint pas les rapprochements.
Expression facilitée : « je suis content de t'avoir rechoisi »
3.6 Le stade de synergie.
Le couple a trouvé son équilibre. Chacun des partenaires a défini ce qu'il \ pouvait apporter à l'autre et au couple, chacun respecte les limites posées par l'autre et cela lui convient.
Les partenaires, ensembles ou séparément mettent les qualités du couple au service d'une cause morale.,philosophique, religieuse ou autre.
Ils souhaitent laisser une trace d'une action humanitaire.
Chaque partenaire et le couple sont tenus vers un idéal et ils se servent de leur connaissance réciproque pour réaliser une action qui dépasse le couple même si cela doit les séparer.
Le stade de synergie n'est pas nécessairement vécu par tous les couples : tous n'en ressentent pas le besoin. L'aboutissement peut être cette phase de coopération qui ne trouve pas, son correspondant dans le développement de l'enfant: il faut avoir atteint la stabilité émotionnelle, la connaissance de soi :
Description
La fréquence des bons moments passés ensemble augmente, dans le respect mutuel.
On arrive à se trouver des « points » communs.
Découverte de la possibilité de vivre ensemble sans se déchirer.
Le couple peut accéder à ce stade si les deux partenaires veulent arriver à un accord sur des choses importantes.
La vie commune se base sur le respect de soi-même, l'autre, du couple.
Chacun assume la responsabilité de ses actes.
La relation est choisie et non subie: on s'est rechoisi.
Gestion saine du conflit.
Climat de confiance où chacun peut exprimer ses craintes.
Les problèmes ne sont pas accumulés, ils sont traités lorsqu 'ils apparaissent.
On fixe les priorités.
La relation va être nourricière.
Chaque partenaire est soutenu dans un but de réussite (pour l'autre). On ne craint pas les rapprochements.
Expression facilitée : « je suis content de t'avoir rechoisi »
3.6 Le stade de synergie.
Le couple a trouvé son équilibre. Chacun des partenaires a défini ce qu'il \ pouvait apporter à l'autre et au couple, chacun respecte les limites posées par l'autre et cela lui convient.
Les partenaires, ensembles ou séparément mettent les qualités du couple au service d'une cause morale.,philosophique, religieuse ou autre.
Ils souhaitent laisser une trace d'une action humanitaire.
Chaque partenaire et le couple sont tenus vers un idéal et ils se servent de leur connaissance réciproque pour réaliser une action qui dépasse le couple même si cela doit les séparer.
Cordialement
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Re: Le couple
Voilà, si cela vous intéresse, la suite parle des conflits et des échanges vus sous l'oeil de l'Analyse transactionnelle...
Cordialement
Michel
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Re: Le couple
Bonjour Michel7034,
effectivement ca peut-etre interessant d'appréhender les conflits par le biais de l'analyse transactionnelle, penses tu étancher notre soif de connaissance?
effectivement ca peut-etre interessant d'appréhender les conflits par le biais de l'analyse transactionnelle, penses tu étancher notre soif de connaissance?
"L'Etat est le plus foid des montres froids, il ment froidement et le mensonge qui rampe de sa bouche est : Moi l'Etat je suis le peuple!" F.Nietzsche
http://assassin.naturalforum.net
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Humeur : je hais l'humanité et les dieux qu'elle a engendré!
Re: Le couple
Bonsoir,
La suite :
4.4 Les conflits dans le couple.
Le couple, au cours de son existence, peut connaître des périodes de crise. Les crises forgent, construisent le couple. Les sources de conflits sont multiples :
- Passage asynchrone d'un stade de développement du couple.
- Influence familiale et conflit de loyauté.
- Différence dans les projets d'avenir ainsi que dans les attentes de chacun.
- Stade de développement personnel différent.
De manière générale, le conflit, quoi de plus normal, va déranger ; il perturbe, met de la contestation; cela fait désordre. A priori, il nous fait peur mais leurs peurs vont au-delà de la crainte d'être dérangé ou secoué. Le conflit réveille des situations du passé dans lesquelles nous nous sommes retrouvés « coincés » et réveille donc les parties les moins compétentes de notre personnalité.
C 'est une situation de désaccord, de problèmes non résolus, dans laquelle les protagonistes vont mettre de l'énergie ensemble à explorer un espace commun, c 'est-à-dire mettre en commun des projets à certaines conditions :
- Accepter de perdre y compris la relation
- Attitude de négociation
- Respect de soi et de l'autre
- Malgré nos héritages: rester dans « l'ici et maintenant »
La peur vient parasiter la relation et amène à fuir ou au contraire à agresser d'une manière inadéquate.
La liste des parasites est impressionnante en ce qui concerne le terme de « conflit »:
- la confusion entre conflit et violence dans laquelle colère devient désamour sa propre violence refoulée
- la confusion conflit et folie dans laquelle le désaccord devient déraison
- le désaccord associé au non-respect des parents (on ne critique pas ceux qu'on aime)
- la peur de détruire l'autre ou d'être détruit ma peur de blesser ou d'être blesser
- la confusion toi/moi qui nous oblige à être toujours d'accord pour se voir comme semblables
Rentrer dans le conflit ce n 'est pas un jeu.
Il est important de noter la différence entre conflit et dispute :
Le conflit est constructeur ; la dispute destructrice
La suite :
4.4 Les conflits dans le couple.
Le couple, au cours de son existence, peut connaître des périodes de crise. Les crises forgent, construisent le couple. Les sources de conflits sont multiples :
- Passage asynchrone d'un stade de développement du couple.
- Influence familiale et conflit de loyauté.
- Différence dans les projets d'avenir ainsi que dans les attentes de chacun.
- Stade de développement personnel différent.
De manière générale, le conflit, quoi de plus normal, va déranger ; il perturbe, met de la contestation; cela fait désordre. A priori, il nous fait peur mais leurs peurs vont au-delà de la crainte d'être dérangé ou secoué. Le conflit réveille des situations du passé dans lesquelles nous nous sommes retrouvés « coincés » et réveille donc les parties les moins compétentes de notre personnalité.
C 'est une situation de désaccord, de problèmes non résolus, dans laquelle les protagonistes vont mettre de l'énergie ensemble à explorer un espace commun, c 'est-à-dire mettre en commun des projets à certaines conditions :
- Accepter de perdre y compris la relation
- Attitude de négociation
- Respect de soi et de l'autre
- Malgré nos héritages: rester dans « l'ici et maintenant »
La peur vient parasiter la relation et amène à fuir ou au contraire à agresser d'une manière inadéquate.
La liste des parasites est impressionnante en ce qui concerne le terme de « conflit »:
- la confusion entre conflit et violence dans laquelle colère devient désamour sa propre violence refoulée
- la confusion conflit et folie dans laquelle le désaccord devient déraison
- le désaccord associé au non-respect des parents (on ne critique pas ceux qu'on aime)
- la peur de détruire l'autre ou d'être détruit ma peur de blesser ou d'être blesser
- la confusion toi/moi qui nous oblige à être toujours d'accord pour se voir comme semblables
Rentrer dans le conflit ce n 'est pas un jeu.
Il est important de noter la différence entre conflit et dispute :
Le conflit est constructeur ; la dispute destructrice
Cordialement
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Re: Le couple
1 le conflit créateur
Le conflit n'est créateur qu'à quelques conditions:
- attitude négociatrice
- respect de soi et de l'autre malgré le désaccord
- chacun accepte de perdre quelque chose, au minimum le temps qui permet d'explorer l'espace commun
- les partenaires sont réels, inscrits dans l'ici - maintenant: ils ne sont pas envahis de modèles, de sentiments parasites ou d'expériences passées qui les déterminent dans ce qu 'ils pensent, sentent ou agissent.
2 le conflit destructeur: jeux psychologiques et manipulation
Bien souvent, ces conditions ne sont pas réunies. Nous glissons vers le conflit destructeur.
a) soit les jeux psychologiques, relations répétitives dont une part au moins échappe à la conscience des deux partenaires.
b) soit la manipulation, terrorisme relationnel ou harcèlement psychologique, chantage, menaces, ...relations oppressives mises en place consciemment au moins par un des partenaires.
Le conflit n'est créateur qu'à quelques conditions:
- attitude négociatrice
- respect de soi et de l'autre malgré le désaccord
- chacun accepte de perdre quelque chose, au minimum le temps qui permet d'explorer l'espace commun
- les partenaires sont réels, inscrits dans l'ici - maintenant: ils ne sont pas envahis de modèles, de sentiments parasites ou d'expériences passées qui les déterminent dans ce qu 'ils pensent, sentent ou agissent.
2 le conflit destructeur: jeux psychologiques et manipulation
Bien souvent, ces conditions ne sont pas réunies. Nous glissons vers le conflit destructeur.
a) soit les jeux psychologiques, relations répétitives dont une part au moins échappe à la conscience des deux partenaires.
b) soit la manipulation, terrorisme relationnel ou harcèlement psychologique, chantage, menaces, ...relations oppressives mises en place consciemment au moins par un des partenaires.
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Re: Le couple
Conflits, jeux psychologiques et manipulation dans les couples.
Véronique Sichem
Analyste transactionnelle certifiée
Réflexions sur l'amour
1. L'amour est un sentiment et une action.
L’amour n’est pas seulement un sentiment, c’est aussi un acte volontaire: cette action demande un "effort" car ce n’est pas un élan naturel ni spontané de se montrer attentif à l'autre et à soi et se faire signe quotidiennement quelles que soient les circonstances.
Il suffit pour s'en rendre compte de regarder autour de soi: de nombreuses personnes disent aimer quelqu 'un et traitent cette personne de manière nullement affectueuse. L’amour est décisionnel autant qu’émotionnel.
Etre attentif à l'autre ne veut en aucun cas dire,
A. faire abstraction de soi, de ce qu’on ressent, de ce qu’on pense, ni réprimer ses besoins ou ses désirs, ni taire une part du quotidien pour "épargner l'autre ". Agir ainsi serait du parasitisme: le sacrifice de soi est une violence contre l'autre autant que contre soi.
B. inversement, se traiter comme un(e) invité(e), afficher une politesse contrôlée ni se rendre à 100% disponible à l'autre à chaque moment
partagé.
Il s'agit d'une "politesse du coeur", c'est à dire
A. d'avoir pour l'autre au moins les mêmes égards qu’on aurait pour tout un chacun quelles que soient les circonstances, de partager ses joies, ses souhaits, ses frustrations, ses désirs,
B. de se montrer curieux avant de se montrer furieux
C. de se rappeler qu’il y a toujours des différences entre les partenaires.
L'harmonie n’est pas "être pareil" mais "mettre en commun des projets" plutôt que de se programmer des projets communs
D. de garder à la conscience qu’il y a toujours des avancées et des reculées, des hauts et des bas, des flux et des reflux,... autant dans la nature que dans les relations humaines.
E. de s'exprimer en messages "je" (parler pour soi et non sur l'autre).
« L'harmonie n'est pas au bout du chemin, l'harmonie, c'est le chemin ».
« C'est la marche qui fait le chemin Machado)
« Hoffelijk te zijn doet geen pijn »
2. Que veut dire "Je t'aime" ?
Quand on dit "je t'aime", au niveau social, que dit-on à l'autre et qu’entend-il au niveau psychologique? Quel est le sens pour chacun de vivre en couple?
Je t'aime peut vouloir dire au niveau psychologique:
- admire-moi
- regarde-moi et moi seul(e)
- je souhaite être aimé de toi
- J'existe à travers ton regard posé sur moi
- J'ai peur d'être seul
- J'ai besoin de toi
- tu me fais tellement peur que je préfère te séduire
- je désire te toucher; te caresser; être touché, être caressé
- je désire me prouver à moi-même que je suis capable de vivre une relation amoureuse
- je désire m'assurer de ma valeur en étant aimé de toi
- je désire être subjugué, ou anéanti, ou humilié, ...par toi pour me reposer de ma fatigue de moi-même
- je désire me rassurer sur mon pouvoir sur les autres
- j'ai besoin d'un associé dans la vie,...
- je te propose un marché: je t'offre ça contre ton affection
- je veux faire un placement: j'investis en toi un capital d'affection, de soins et d'argent qui devront me rapporter un intérêt
Etc.
Toujours est-il que l'amour compris dans le "aime" est un mouvement, un élan, une envie partant de "je" vers quelqu'un, "t’ " (qui sera objet de l'amour indépendamment du retour) et vers quelque chose (quel sera l'enjeu de la relation?).
Les conditions les meilleures pour une relation équilibrée sont l'existence d'une amitié et d'un partenariat avant même la relation amoureuse et quand ces éléments persistent avec l'émergence du sentiment amoureux et du désir sexuel.
"Le verbe aimer; comme le verbe lire, ne se conjugue pas à l'impératif"
"On dit d'une plante qu'elle aime telle terre quand elle s'y développe avec harmonie"
A suivre...
Véronique Sichem
Analyste transactionnelle certifiée
Réflexions sur l'amour
1. L'amour est un sentiment et une action.
L’amour n’est pas seulement un sentiment, c’est aussi un acte volontaire: cette action demande un "effort" car ce n’est pas un élan naturel ni spontané de se montrer attentif à l'autre et à soi et se faire signe quotidiennement quelles que soient les circonstances.
Il suffit pour s'en rendre compte de regarder autour de soi: de nombreuses personnes disent aimer quelqu 'un et traitent cette personne de manière nullement affectueuse. L’amour est décisionnel autant qu’émotionnel.
Etre attentif à l'autre ne veut en aucun cas dire,
A. faire abstraction de soi, de ce qu’on ressent, de ce qu’on pense, ni réprimer ses besoins ou ses désirs, ni taire une part du quotidien pour "épargner l'autre ". Agir ainsi serait du parasitisme: le sacrifice de soi est une violence contre l'autre autant que contre soi.
B. inversement, se traiter comme un(e) invité(e), afficher une politesse contrôlée ni se rendre à 100% disponible à l'autre à chaque moment
partagé.
Il s'agit d'une "politesse du coeur", c'est à dire
A. d'avoir pour l'autre au moins les mêmes égards qu’on aurait pour tout un chacun quelles que soient les circonstances, de partager ses joies, ses souhaits, ses frustrations, ses désirs,
B. de se montrer curieux avant de se montrer furieux
C. de se rappeler qu’il y a toujours des différences entre les partenaires.
L'harmonie n’est pas "être pareil" mais "mettre en commun des projets" plutôt que de se programmer des projets communs
D. de garder à la conscience qu’il y a toujours des avancées et des reculées, des hauts et des bas, des flux et des reflux,... autant dans la nature que dans les relations humaines.
E. de s'exprimer en messages "je" (parler pour soi et non sur l'autre).
« L'harmonie n'est pas au bout du chemin, l'harmonie, c'est le chemin ».
« C'est la marche qui fait le chemin Machado)
« Hoffelijk te zijn doet geen pijn »
2. Que veut dire "Je t'aime" ?
Quand on dit "je t'aime", au niveau social, que dit-on à l'autre et qu’entend-il au niveau psychologique? Quel est le sens pour chacun de vivre en couple?
Je t'aime peut vouloir dire au niveau psychologique:
- admire-moi
- regarde-moi et moi seul(e)
- je souhaite être aimé de toi
- J'existe à travers ton regard posé sur moi
- J'ai peur d'être seul
- J'ai besoin de toi
- tu me fais tellement peur que je préfère te séduire
- je désire te toucher; te caresser; être touché, être caressé
- je désire me prouver à moi-même que je suis capable de vivre une relation amoureuse
- je désire m'assurer de ma valeur en étant aimé de toi
- je désire être subjugué, ou anéanti, ou humilié, ...par toi pour me reposer de ma fatigue de moi-même
- je désire me rassurer sur mon pouvoir sur les autres
- j'ai besoin d'un associé dans la vie,...
- je te propose un marché: je t'offre ça contre ton affection
- je veux faire un placement: j'investis en toi un capital d'affection, de soins et d'argent qui devront me rapporter un intérêt
Etc.
Toujours est-il que l'amour compris dans le "aime" est un mouvement, un élan, une envie partant de "je" vers quelqu'un, "t’ " (qui sera objet de l'amour indépendamment du retour) et vers quelque chose (quel sera l'enjeu de la relation?).
Les conditions les meilleures pour une relation équilibrée sont l'existence d'une amitié et d'un partenariat avant même la relation amoureuse et quand ces éléments persistent avec l'émergence du sentiment amoureux et du désir sexuel.
"Le verbe aimer; comme le verbe lire, ne se conjugue pas à l'impératif"
"On dit d'une plante qu'elle aime telle terre quand elle s'y développe avec harmonie"
A suivre...
Cordialement
Michel
Michel

Michel7034- Membre d'Honneur


- Messages : 378
Inscrit le : 23 Nov 2007
Age : 45
Localisation : Mons (Belgique)
Emploi : éducateur responsable d'un foyer pour handicapés mentaux adultes
Humeur : /
Re: Le couple
3. L'amour engendre l'anxiété
Il n'y a pas d'amour sans angoisse car il faut sortir de soi, se dépasser, être dans et au-dessus des choses quand on aime et c 'est d'autant plus "risqué" qu 'on a déjà été trahi, blessé, déçu par ceux qu 'on a aimés.
L’amour n’est pas nécessairement la voie du bonheur: c’est en particulier assumer l'amour et les risques qu’il comporte, comme par exemple, la frustration et le deuil de l'autre fantasmatique, l'autre est différent et donc porteur d'un manque qui nous renvoie à nous-mêmes et à nos manques.
L’amour réveille des peurs. Ne fut-ce que la peur de perdre, qui apparaît quand on tient à quelque chose ou à quelqu'un. Et tout le monde a peur: c’est une émotion humaine.
Il s'agit le plus souvent, de peurs fondamentales et réprimées, qui nous viennent de l'âge où, enfants, nous craignions d'être privé ou écrasé par nos parents: peur de perdre le contrôle de soi, peur d'être abandonné, peur d'être laissé pour compte, peur d'être quitté, peur d'être plaqué, peur d'être trahi, peur d'être rejeté, peur d'étouffer, peur de se perdre soi, peur de perdre l'autre, ...ou de peurs liées à des expériences amoureuses difficiles vécues.
• La peur de l'engagement (ambivalence et hésitations conscientes ou non)
a. peur de l'inconnu
Inquiétude sur la capacité à s'adapter à de nouveaux modes de vie.
Les personnes ayant vécu seule longtemps, particulièrement si elles sont plus âgées, sont
d'autant plus sujette à ce genre de peur.
b. peur des responsabilités
Inquiétude sur la capacité d'assumer les responsabilités de nouveaux rôles (et parfois sexualité, rôle de parent, tenir une maison, subvenir aux besoins d'une famille, assumer les difficultés à venir,...)
c. peur de l'échec
"Si tu ne t'engages pas, tu n’échoues pas"
Particulièrement exposés: ceux qui ont déjà été trahi, blessés, déçus par ceux qu’ils aiment, les personnes divorcées, ceux dont le mythe est celui de l'amour romantique,...
• La peur de l'abandon
Ceux-ci mettent la réalisation de tous leurs besoins dans le panier de l'autre et en deviennent totalement dépendant, avec une insécurité liée au fait que si l'autre part, il se retrouve vide, perdu, seul.
Les personnes qui souffrent plus spécifiquement de cette peur là sont souvent brillantes, attractifs, extraverties, entourées, elles savent dire oui plus facilement que non, elles passent beaucoup de temps au téléphone,...
Il n'y a pas d'amour sans angoisse car il faut sortir de soi, se dépasser, être dans et au-dessus des choses quand on aime et c 'est d'autant plus "risqué" qu 'on a déjà été trahi, blessé, déçu par ceux qu 'on a aimés.
L’amour n’est pas nécessairement la voie du bonheur: c’est en particulier assumer l'amour et les risques qu’il comporte, comme par exemple, la frustration et le deuil de l'autre fantasmatique, l'autre est différent et donc porteur d'un manque qui nous renvoie à nous-mêmes et à nos manques.
L’amour réveille des peurs. Ne fut-ce que la peur de perdre, qui apparaît quand on tient à quelque chose ou à quelqu'un. Et tout le monde a peur: c’est une émotion humaine.
Il s'agit le plus souvent, de peurs fondamentales et réprimées, qui nous viennent de l'âge où, enfants, nous craignions d'être privé ou écrasé par nos parents: peur de perdre le contrôle de soi, peur d'être abandonné, peur d'être laissé pour compte, peur d'être quitté, peur d'être plaqué, peur d'être trahi, peur d'être rejeté, peur d'étouffer, peur de se perdre soi, peur de perdre l'autre, ...ou de peurs liées à des expériences amoureuses difficiles vécues.
• La peur de l'engagement (ambivalence et hésitations conscientes ou non)
a. peur de l'inconnu
Inquiétude sur la capacité à s'adapter à de nouveaux modes de vie.
Les personnes ayant vécu seule longtemps, particulièrement si elles sont plus âgées, sont
d'autant plus sujette à ce genre de peur.
b. peur des responsabilités
Inquiétude sur la capacité d'assumer les responsabilités de nouveaux rôles (et parfois sexualité, rôle de parent, tenir une maison, subvenir aux besoins d'une famille, assumer les difficultés à venir,...)
c. peur de l'échec
"Si tu ne t'engages pas, tu n’échoues pas"
Particulièrement exposés: ceux qui ont déjà été trahi, blessés, déçus par ceux qu’ils aiment, les personnes divorcées, ceux dont le mythe est celui de l'amour romantique,...
• La peur de l'abandon
Ceux-ci mettent la réalisation de tous leurs besoins dans le panier de l'autre et en deviennent totalement dépendant, avec une insécurité liée au fait que si l'autre part, il se retrouve vide, perdu, seul.
Les personnes qui souffrent plus spécifiquement de cette peur là sont souvent brillantes, attractifs, extraverties, entourées, elles savent dire oui plus facilement que non, elles passent beaucoup de temps au téléphone,...
Cordialement
Michel
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Michel7034- Membre d'Honneur


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Re: Le couple
• La peur de l'étouffement
Contrepartie de la précédente, la peur de l'étouffement s'installe chez celui qui est invité à prendre en charge ou qui se rend lui-même responsable du bonheur de l'autre, réduisant sa propre liberté qu’il conditionne au bien-être fantasmé du partenaire.
Les personnes dont cette peur est la problématique sont en général des individus calmes, réservés, qui gardent leur quant-à-soi en public et ne partagent pas leurs émotions pour eux, et qui sous un air réservé, surveillent les autres avec la vigilance d'un radar.
• Le syndrome du gazon plus vert chez le voisin.
Un choix exclut d'autres possibilités.
Pour les personnes souffrant de ce syndrome, dès qu’elles font un choix, elles se mettent à regretter toutes les autres possibilités, ce qui rend ces dernières mystérieusement plus attrayantes que la réalité.
Peu importe les choix faits car elles peuvent passer de l'un à l'autre, le "gazon est toujours plus vert chez le voisin" jusqu 'à ce qu’elles découvrent qu’il est artificiel. Bref, ce sont d'éternels insatisfaits.
Les peurs liées à aimer peuvent conduire à l'obsession de la domination et aux jeux de pouvoir à travers des comportements défensifs.
4. L'amour ne survit pas au contrôle et à l'exercice du pouvoir.
Dans toute relation affective, il y aune tentation de pouvoir: là, où l'un, l'autre ou les deux ressentent que leurs besoins sont trop fréquemment soumis aux besoins de l'autre, la lutte contre les impressions désagréables s'installe et engendre le contrôle pour se rendre l'autre et les événements prévisibles et donc vivables.
Il est indispensable de différencier la part d'amour et celle de pouvoir dans une relation humaine car confondre amour et pouvoir ne sert ni les individus ni leurs rapports entre eux.
Quand cette confusion se manifeste, elle agit sous deux formes douloureuses dont le bénéfice psychologique est d'échapper à l'intimité et simultanément à la solitude: une sentimentalité excessive ignorant ou minimisant les rapports de force et ayant pour incidence la dépendance émotionnelle et la crédulité, ou une surestimation des rapports de pouvoir incitant à la paranoïa et ayant pour conséquence l'isolement et le repli sur soi.
L’exercice du pouvoir au nom de l'amour tue l'amour car celui-ci ne s'épanouit pas sous contrôle. Et ce que nous réprimons nous possède: ça sort malgré nous. Si je reconnais une peur, je peux gérer ma vie en tenant compte d'elle et agir malgré ma peur. Si je ne l'identifie pas ou n’en tiens pas compte, c’est elle qui va gérer mon quotidien malgré moi.
Contrepartie de la précédente, la peur de l'étouffement s'installe chez celui qui est invité à prendre en charge ou qui se rend lui-même responsable du bonheur de l'autre, réduisant sa propre liberté qu’il conditionne au bien-être fantasmé du partenaire.
Les personnes dont cette peur est la problématique sont en général des individus calmes, réservés, qui gardent leur quant-à-soi en public et ne partagent pas leurs émotions pour eux, et qui sous un air réservé, surveillent les autres avec la vigilance d'un radar.
• Le syndrome du gazon plus vert chez le voisin.
Un choix exclut d'autres possibilités.
Pour les personnes souffrant de ce syndrome, dès qu’elles font un choix, elles se mettent à regretter toutes les autres possibilités, ce qui rend ces dernières mystérieusement plus attrayantes que la réalité.
Peu importe les choix faits car elles peuvent passer de l'un à l'autre, le "gazon est toujours plus vert chez le voisin" jusqu 'à ce qu’elles découvrent qu’il est artificiel. Bref, ce sont d'éternels insatisfaits.
Les peurs liées à aimer peuvent conduire à l'obsession de la domination et aux jeux de pouvoir à travers des comportements défensifs.
4. L'amour ne survit pas au contrôle et à l'exercice du pouvoir.
Dans toute relation affective, il y aune tentation de pouvoir: là, où l'un, l'autre ou les deux ressentent que leurs besoins sont trop fréquemment soumis aux besoins de l'autre, la lutte contre les impressions désagréables s'installe et engendre le contrôle pour se rendre l'autre et les événements prévisibles et donc vivables.
Il est indispensable de différencier la part d'amour et celle de pouvoir dans une relation humaine car confondre amour et pouvoir ne sert ni les individus ni leurs rapports entre eux.
Quand cette confusion se manifeste, elle agit sous deux formes douloureuses dont le bénéfice psychologique est d'échapper à l'intimité et simultanément à la solitude: une sentimentalité excessive ignorant ou minimisant les rapports de force et ayant pour incidence la dépendance émotionnelle et la crédulité, ou une surestimation des rapports de pouvoir incitant à la paranoïa et ayant pour conséquence l'isolement et le repli sur soi.
L’exercice du pouvoir au nom de l'amour tue l'amour car celui-ci ne s'épanouit pas sous contrôle. Et ce que nous réprimons nous possède: ça sort malgré nous. Si je reconnais une peur, je peux gérer ma vie en tenant compte d'elle et agir malgré ma peur. Si je ne l'identifie pas ou n’en tiens pas compte, c’est elle qui va gérer mon quotidien malgré moi.
Cordialement
Michel
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